#été2023 #01bis | assis sur le banc rouge

Assis sur le banc rouge en attendant l’école, un bloc de feuille tiré du cartable. Le nom de la rue, c’est un écrivain (pas trop son genre, l’écrivain aviateur, dessine-moi un mouton, on ne voit bien qu’avec le cœur), alors lui aussi s’est mis à écrire. Ils sont venus tout seuls, les mots, les phrases (presque les phrases, cela partait Continuer la lecture#été2023 #01bis | assis sur le banc rouge

#été2023 #01 | il fouille

Il fouille. Sur la terrasse, il fouille. Il est tombé sur un article. Il recopie. Se met cette histoire dans les doigts. Il isole des phrases. S’arrête. Regarde. Si grande, cette terrasse. La pelleteuse et le tas de terre. Le marronnier. Les tuyaux verticaux. Le ciel surtout. Il regarde le ciel. Un oiseau. Deux : des corneilles. Il s’est arrêté de Continuer la lecture#été2023 #01 | il fouille

#été2023 #01 | Le phare

Chercher à être – pas le sujet – s’autoriser à faire le jeu des mots. Le lieu où elle veut jouer au mieux. Elle a envie d’une ile – petite – pour en faire le tour.  D’un phare, d’une fenêtre ouverte sur le large, de couleurs, dans une gamme si nuancées que l’œil ne s’attache pas. Besoin d’air, d’horizon, d’espace pour Continuer la lecture#été2023 #01 | Le phare

Un lieu pour écrire

Je ne suis pas un écrivain. Je ne veux pas être une écrit-vaine. Un écrivain a des idées à transmettre, sur le monde, sur la vie, sur sa vie. Ce n’est pas mon cas, je suis une inventeuse des histoires que j’aimerais lire et qui n’existent pas encore. Je dis : j’invente  mais je sais que c’est faux. La vérité Continuer la lectureUn lieu pour écrire

#été2023 #01 Écrire ailleurs

C’était sur la côte est, dans une petite ville côtière du Maine, au sud de Portland. Quelle chance cet été-là de pouvoir s’installer pour trois mois d’écriture dans une maison prêtée par un ami. Seule face à la mer, rien ne pourrait m’empêcher de finir ce roman en stagnation depuis trop longtemps. Il ne m’avait pas fallu longtemps pour m’installer Continuer la lecture#été2023 #01 Écrire ailleurs

#01 bis #Annie Dillard | en vrac

Est-ce qu’il y a un jour comme une naissance ; l’enfant qu’on tire de soi cette boule de vie qui te dévore et te grandit. Un lieu une date? Ce jour-là la chambre sous le toit et il pleut ou bien le jardin les grands arbres, tu t’es abritée sous l’appentis avec le carnet à dos rouge, tu portes le même Continuer la lecture#01 bis #Annie Dillard | en vrac

#été2023 #01bis | Ecriture adolescente.

Lorsque j’étais adolescente, j’ai écris un livre. Interrogations, pleurs, réflexions, désespoir, joies, colères, tout ce qu’un coeur et un corps de jeune fille peut contenir. Les mots jaillissaient forts, sincères, à flots. Je pense que si je le relisais aujourd’hui, je le trouverai beau mais maladroit, décousu et peu littéraire. Mais il y avait cette étincelle du dire – Dire Continuer la lecture#été2023 #01bis | Ecriture adolescente.

#été 2023 #01bis | c’est possible

Se dire que derrière l’apparence de ce monde, il en existe vraiment un autre. Et que l’on n’est pas seul à l’arpenter. On est plusieurs à y bégayer. À tenter de se dire. C’était un soir de septembre. Vers la fin du vingtième siècle. J’avais vu un entrefilet dans le journal local. Trois ou quatre lignes qui mentionnaient le démarrage Continuer la lecture#été 2023 #01bis | c’est possible

#été2023 #01 | la bête tapie dans la jungle

Chaque matin, le carnet est ouvert sur la table de la salle à manger. Un carnet quadrillé, le même depuis des années. A droite l’horloge, à gauche le figuier qui occupe toute la surface de la fenêtre. L’ordinateur est là, un fichier ouvert, prêt à prendre le relais lorsque la machine se sera mise en route, machine qui s’amorce à Continuer la lecture#été2023 #01 | la bête tapie dans la jungle