Archives de la catégorie : ##hors-série
#été2023 #04 | le train vers Noirtier
Je voudrais qu’on la voie, je voudrais vraiment qu’on la voie dans un train, et qu’on voie d’elle l’image qu’elle ne voit pas d’elle-même, cette image que l’auteur, Sonia, n’a pas plus les moyens que moi de décrire. Je voudrais qu’on la voie, Blanche, dans son compartiment de train, elle dont à vrai dire l’auteure ne possède plus grand chose Continuer la lecture#été2023 #04 | le train vers Noirtier
#été 2023 Estivales
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#été 2023 #02 | un monde hors-sol
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#été2023 #02bis | Se perdre ou chercher son chemin
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###été 2023 #03 l’adjointe à la culture
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#été2023 #03bis | La fête des voisins
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###été 2023 #04 être une fille de passage
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#été2023 #04bis | Départs en vacances
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#été2023 #05 | des témoins de nos vies
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#été2023 #06 | nocturne
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#été2023 #07 | Conception
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#été2023 #07bis | Dis-moi si je sens
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###été 2023#08 4 août 2083
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###été2023 #08 bis Presque aussi rare que de surprendre un accouplement de renards
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###été 2023#09 La maison où il a grandi
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#été2023 #10 le parking des Chères où rien ne manque excepté la beauté
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# été 2023 # 10 bis Moi, l’autoroute du soleil
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###été 2023 #11 La rentrée
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#été 2023 #11bis | Dis-moi ce que tu lis
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#été2023 #12 | j’aurais dû partir
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#été2023 #12bis | sensitivity reader
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#été2023 #12bis | la conférence d’histoire
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#été 2023 # 13 mes points cardinaux
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#été2023 #14 | Le parking
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#été2023 #15 | Papoter culture
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#été2023 #16 | saison culturelle
# été 2023 #07bis il n’a pas assez parlé
Il n’a pas assez parlé de cette odeur de sang mêlé odeur de métal d’entrailles débordantes odeur de souffrance odeur de savon liquide odeur de désinfectant qui jamais ne peut masquer toujours dessous l’odeur de miasmes toujours revient l’odeur de pus il n’a pas assez respiré l’odeur du vent son esprit ne peut recomposer l’odeur du vert de l’herbe l’odeur Continuer la lecture# été 2023 #07bis il n’a pas assez parlé
Jeudi 17/08/2023
Dépasser le pouvoir et la vengeance pour trouver la puissance. J’ai un peu de pouvoir des mots. J’ai envie de vengeance. Il ne me reste plus qu’à les dépasser pour trouver la puissance. Dans l’acceptation de mes limites perceptives, celles que je décris aux Zautres si souvent. Je crie, je hurle, je soupire. Suis-je seulement capable de me parler simplement ? Continuer la lectureJeudi 17/08/2023
###été 2023#09 La maison où il a grandi
Depuis longtemps, il me demande de venir le voir dans sa maison des G. Au téléphone, lorsque j’annonce la date et l’heure probables de notre arrivée sa femme m’explique le chemin. pas celui mentionné sur l’adresse, la rue de l’église (c’est facile, au bout on voit l’église) jusqu’au bout, puis tourner deux fois à gauche et le chemin du pâtre Continuer la lecture###été 2023#09 La maison où il a grandi
véronique müller #été 2023
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#été2023 #10bis | instance
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tu participes à un atelier d’écriture et je viens au monde et tu m’écoutes à peine et je peine et tu traînes. alors j’ourdis et m’alourdis des complots à ton assaut.
dans quels limbes tu me laisses non-advenue, éperdue, dans quels états j’erre, dans quelles matières éparses de tes feintes indifférences m’écris-tu, quand tu pourrais d’un trait faire advenir ce qui est : la solidité et ma vie, prise dans le miracle d’un corps, intérieur et extérieurs compris, ainsi qu’etcaetera, que tu tardes tant à rassembler, à malaxer. malaxe, toi, malaxe, comment faut-il que je t’appelle, ramasse, ouvre les bras, bouge, foule-toi, glisse les mains dans la fonte des lettres, je te prie je te plie supplie. assise en tailleur sur le sable mouillé face à la mer, seulette tu pellètes distraite. est-ce que tu ne me sens dans ta bouche bouger, est-ce n’entends les mots si vitaux de ma supplication que je ne trouverai si tu ne m’emboites et si nous n’allons, miche, récolter les sèves non encore entendues, inouïes, qui les prendront doucement mes membres, souverainement par leurs fins orifices dont nous savons si peu et qui sont si souples. viens,
autorise que me vienne la vie. fais stp même contre ton gré, le gré viendra plus tard, nous l’invoquerons ensemble, nous grimperons les falaises, fais que je devienne un personnage, fais que je sois ce personnage de toi, accepte-moi reçois-moi crée-moi. à quoi sinon serviraient tes bras.je publie aujourd’hui 25 août ce #10, juste après le #04, et plutôt que le #05, et je pense que je le laisserai à cet endroit-là du roman, si ce roman que j’avoue tenter d’écrire venait à advenir. parce que ce qui s’y dit du personnage, là, s’y dit à l’instant T, à cet instant présent du livre, c’est-à-dire après un, deux, trois et quatre et tous leur bis. (De même que je ne suis pas sûre que je pourrais garder le 07 et 07bis à l’endroit où ils sont, soit ils devront sauter, soit passer à l’avant, tant ils ont eu charge inaugurale pour moi. peut-être que je devrait les réécrire, puis les reprendre pour démarrer autre chose, leur chose.)
je fais ce jour, jeudi 31 août, de ce #10, #10bis, ayant tenté ces nuits-ci la ponte d’un autre #10…
Protégé : christine jeanney #été 2023
#7 Préparation du corps
Nous nous préparons à partir. Vers la rue Delanglade où siège le consulat d’Espagne, dans une rue tranquille bordée d’immeubles haussmanniens. Les cocktails Molotov sont planqués sous les blousons. Nous allons jeter les bouteilles sur les murs qui abritent les représentants de la dictature. Celle qui a garrotté Puig Antich. Certains comme moi devaient avoir peur. Les jeunes corps devaient Continuer la lecture#7 Préparation du corps
#Faire un livre #Prologue Rivières et ravines
J’ai demandé à Tonton Odilon de me raconter les rivières. Nous sommes seuls dans la maison à Bergette. Lui dans le jardin, moi dans mes cahiers. Nous parlons peu. Le chat Féfé dort à mes pieds. Tonton Odilon dit que les chats ça guéri. Il faut le laisser et ne pas le chasser. Est ce que j’ai besoin de guérison? Continuer la lecture#Faire un livre #Prologue Rivières et ravines