#40 jours #31 | une vache dans la ville

La vitesse et la lenteur. Les voitures, les bus, le mouvement sans fin des phares. Il pleut. Éclaboussures. Puis gros plan sur les visages : elle, effarée ; lui, stoïque ; cet autre, étrange, qui tourne un papier avec sa main ; la vache, incongrue. Ils avancent lentement sur le trottoir. Les passants s’écartent, fuient. Des gens aux fenêtres, éberlués. Volets qui se ferment. Continuer la lecture#40 jours #31 | une vache dans la ville

40 jours #32 | Souvenirs très lacunaires

Le Liban, une rue sale et sombre, des échoppes mal famées, un trafic de voitures incessant, la poussière sur les vitres, des devantures déchirées, une arrière boutique louche. Il marche dans la rue quand tout d’un coup sur le trottoir d’en face, il le voit. Il le reconnait tout de suite, il se cache de peur d’être repéré, il y Continuer la lecture40 jours #32 | Souvenirs très lacunaires

#40 jours #32 |ce que l’on cherche dans ces pages

Le mouvement d’un point à un autre, le déplacement d’une idée à l’autre. L’errance des héros perdus, le désir d’arriver quelque part. La quête de l’inconnu, la découverte du monde, d’autrui. Mouvement vertical : l’homme écrasé par le volume, enseveli sous les briques. Mouvement horizontal : la fuite en avant, la liberté. Un voyage en train, un nœud ferroviaire, une Continuer la lecture#40 jours #32 |ce que l’on cherche dans ces pages

#40 jours #32 | Agglomérat villes livres

Une ville derrière ses hautes murailles, jaunes de soleil et de chaleur. Une longue, très longue guerre de siège. Depuis les hauts remparts, écouter les cris, entendre le fracas des combats et voir se mélanger la poussière de la plaine avec le sang des héros. Toujours été du côté des assiégés. Ces ruines de villes antiques sur des falaises, des Continuer la lecture#40 jours #32 | Agglomérat villes livres

#40jours #31| pris en pleine action

C’est un film en noir et blanc, parti-pris de l’auteur. Nous sommes bien à une époque contemporaine, mais une envie de cette dichotomie. Pas de parole, donc de la musique psychédélique, c’est ce que le personnage écoute quand il marche dans la ville. Tiens, le voilà d’ailleurs, il vient de sortir de chez lui, vêtu d’un costume trois pièces, une Continuer la lecture#40jours #31| pris en pleine action

40 jours #31| Le film que cela pourrait être.

Ce serait un monde en couleurs, ce serait l’histoire d’un clown qui aurait perdu les siennes, il serait devenu noir et blanc, triste et se sentirait différent. Ce jour-là, il s’avancerait dans la rue, il s’assiérait à la terrasse d’un café, il commanderait un Perrier. Les gens le regarderaient intrigués et une petite fille le pointerait du doigt en riant. Continuer la lecture40 jours #31| Le film que cela pourrait être.

#40jours #30 | Des voix, des corps

Derrière chaque porte close fermée à double tour cadenassée, une éraflure, une écorchure, une blessure, une peur – secrètes – accessibles par les soupirs qui suintent de la serrure. Derrière chaque porte entrouverte un désir en gestation, une envie libérée, une soif de séduire. Derrière chaque porte des corps, des voix. Il mène à l’inattendu. Qui ? L’âne ou le Continuer la lecture#40jours #30 | Des voix, des corps

#40jours #28 | acheter des œufs

Un matin sur deux, je mange des œufs. A la coque, mollets, au plat, en omelette, brouillés ou durs. Incontestablement je les préfère à la coque avec des mouillettes. J’ai lu quelque part que la tyrosine : un acide aminé présent dans les œufs, permet de stimuler la vigilance et la motivation dès le matin. Ce qui est sûr, c’est qu’ils Continuer la lecture#40jours #28 | acheter des œufs

#40 jours #30 | minimale attitude

Il fait trop chaud pour faire l’amour consentement mutuel contentement partagé dans la nuit sans se toucher les yeux fixés sur le triangle d’été murmurer ton nom à Deneb, Altaïr et Véga Il fait trop chaud pour écrire et si l’étoile n’existait plus à l’instant où sa lumière nous parvient quel sens y aurait-il à écrire que je lui murmure ton nom Il fait Continuer la lecture#40 jours #30 | minimale attitude

#40jours #17| elles #3

Tenue violette en camaïeu, toujours. Une blouse par-dessus. Présente. Elle dit prendre soin du lieu. Elle écoute une prière, en chanson, ça chuchote dans son téléphone. Puis elle reprend. Les actions parfaitement connues. On ne les voit pas. On ne voit que le sol mouillé. Elle sourit. Elle a un collier en perles de Rudraksha né des larmes de Rudra Continuer la lecture#40jours #17| elles #3