#LVME #07 | Juste 3 étages

Prenons l’hôtel au 35, rue des Poissonniers, Paris 18e. Trente ans plus tard, ils sont tous morts et enterrés, oubliés. Ce qui fait que, justement, cela devient un lieu mythique. La loge de la concierge, Madame De la Serpillière, est toujours là. Elle vit seule jusqu’au jugement dernier. Pas de chat, pas de chien. Deux canaris inséparables. Je pourrais lui Continuer la lecture#LVME #07 | Juste 3 étages

LVME #04 | d’une pièce à l’autre

Il y aurait un couloir aux carreaux de mosaïques colorées et des murs peints en blanc cassé habillés de patères de bois clair.Il y aurait un carrelage en carreaux de ciment aux motifs rouge brique : des feuillages regroupés autour d’un cercle coloré de jaune. Les murs seraient peints d’un jaune coquille brillant.Il y aurait une porte tapissée d’un décor floral. Continuer la lectureLVME #04 | d’une pièce à l’autre

#LVME #07 | no(m) exhaustif

Farid Benba, rez de chaussée célibataire gardien depuis 2004 Pascal Blancheteau, cinquième gauche en congé longue maladie Colia Betz, deuxième droite; a publié un roman : Blanche où la traversée, et un recueil de nouvelles : Masques. (de son vrai nom Anna Seliger; nom qui serait, d’après Etienne Huet, un autre hétéronyme) Aude Brami, troisième droite, agente immobilière en congé maternité Paul Côme, Continuer la lecture#LVME #07 | no(m) exhaustif

#LVME#07Un tout petit monde

Le comte 0’Mahony (noblesse d’ancien régime) qui posséda la combe où est construit le lotissement des musiciens. Sa seconde épouse y accoucha de son seizième enfant, la troisième lui en fit encore trois portant à dix-neuf l’effectif de sa progéniture. Il mourut à Lyon, car les bourgeois ne vivaient là que l’été. La famille Mayet, Catherine, Victor les parents, Johanna, Emeline, Continuer la lecture#LVME#07Un tout petit monde

#LVME#04 | Pieds nus

Elle aime marcher pieds nus. Alors elle marche pieds nus le plus souvent qu’elle peut. Ses pieds lui racontent le sol, plus besoin de ses yeux qui peuvent se perdre ailleurs, ou bien juste un coup d’œil, puisque la peau des pieds ne lit pas les couleurs. Les sols changent avec les saisons, textures, teintes, aussi la chaleur, alors elle Continuer la lecture#LVME#04 | Pieds nus

#LVME #03 | ce serait une cuisine

Ce serait une cuisine étroite dont la fenêtre donnerait sur la rue. Des meubles en enfilade, l’évier posé au-dessus de l’un d’entre eux et une table poussée contre le mur opposé équipée de deux rabats fixés par des chevilles afin de pouvoir la rallonger. Les meubles seraient en simple bois, sans moulures, ni vernis, recouverts d’une simple couche de peinture Continuer la lecture#LVME #03 | ce serait une cuisine

#LVME #07 | Listes de noms en rapport avec l’immeuble du 12 rue Évariste Murray

Liste alphabétique des occupants de 1963 à 2024 La famille ANDERSON (les parents Alan et Aurore, les fils Arthur, Adrien et Antoine)Ils occupent le 2e étage gauche à la fin des années 1960 et au début des années 70. Ils partent début 1973 en coup de vent sans laisser d’adresse. Bérengère BUCHET et son chat BucéphaleLa dernière occupante du studio du 2e étage (face). Très Continuer la lecture#LVME #07 | Listes de noms en rapport avec l’immeuble du 12 rue Évariste Murray

#LVME # 05 | blog d’un têtard

Il l’a fait, lui, l’ancien enfant du quartier. Le seul à avoir pris le crapaud par la peau des souvenirs. Le seul à avoir engrangé et partagé les images de son enfance et de son adolescence. Le seul à avoir fait bloc. Avoir fait blog. Images et légendes miniature. Il a mis en ligne l’endroit dont personne ne parlait ou Continuer la lecture#LVME # 05 | blog d’un têtard

Roman maison #05 / Arrêt du train

Un arrêt brutal du train, à trois minutes seulement de la gare Matabiau. Un arrêt brutal mais une douce vision d’impasse, une impasse vue d’en haut. L’atelier aux vélos est pris dans toute sa longueur, il y a quelques chambres à air usagées qui ont été jetées par dessus le toit, on se demande pourquoi. Des vélos réparés attendent au Continuer la lectureRoman maison #05 / Arrêt du train

# LVME # 05 | presque familière

La première fois que je suis revenue au 14, je n’ai pas photographié la façade. Nous étions arrivés dans le quartier presque par hasard après un déjeuner au square Trousseau avec tes parents. Il faisait beau, et nous avions souri de la proximité qui reliait ta mère et la mienne, qui avaient grandi dans le quartier à deux ou trois Continuer la lecture# LVME # 05 | presque familière