La mer et la mare

Impitoyable et bornée dans la répétition éternelle de ses va-et-vient, parfois on lui trouverait presque un air las, pas très motivé quand la vague mollit un peu. Elle y met tant d’énergie et de fureur, d’habitude. Elle fascine et on se nourrit de cette agitation, de ce rythme. On allait pas ailleurs, ni lacs, ni rivières. Pour nous, il n’y avait que la mer, l’océan. À la fin de l’été, on rentrait à la maison et on retrouvait la petite mare du jardin, presque à sec, cette eau domestiquée et contrainte, croupie et turbide, au-dessus de laquelle tournoyaient des essaims de moustiques minuscules.

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