A verse

Vaste et ample rumeur du vent dans les feuillages comme une vague. Et puis d’un seul coup d’un seul. Ca crève crépite tambourine fracasse trombe vacarme tôles et têtes, ça délave brouille efface l’horizon soluble tout barbouillé de gris de grains de gouttes drues à verse, ça ruisselle dévale court cascade, ça remue déluge déborde terre et ciel en crue et vice versa, ça charrie tout sur son passage roches troncs boue détritus, ça démâte les plages blanches d’écume rageuse. Et puis. Ca s’arrête. Brusquement. Reste l’île. Sonnée. Chavirée. Toute bruissante d’eaux. Chaos de bois flottés.

A propos de Émilie Marot

J'habite depuis bientôt 17 ans en Guadeloupe. J'y enseigne le français en lycée où j'essaie encore -envers et contre tout mais pour combien de temps - de trouver du sens à mon métier. Heureusement la littérature est là, indéfectible et plus que jamais nécessaire. Depuis deux ans, je m'initie à l'animation d'ateliers d'écriture le mercredi après-midi avec une petite dizaine d'élèves volontaires de la seconde à la terminale.

11 commentaires à propos de “A verse”

  1. Merci à vous pour ces retours sur ma trombe de mots ! Chacun y projette son paysage. Après l’écriture, vive la lecture ! Je dirais Patrick mais faudrait vérifier. (Même si Patrick marche dans les pas d’Edouard !)

  2. Ah ! Emilie ! Se réveille le souvenir d’une tempête sur l’île de la Réunion comme quoi leur fureur est la même partout ! J’aime le désordre visuel que votre écriture provoque à la lecture… oui ça démâte ! et pas que les plages blanches d’écume rageuse… que cela est beau !

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