le livre comme fiction | #00, le livre comme description | attends-moi j’arrive

je viens, je regarde ce livre-là qu’elle lit (j’oublie Genet j’oublie l’abbaye, j’oublie la religion) (enfin, »elle » c’est beaucoup dire déjà – c’est trop dire – la tension de son maxillaire inférieur asservie par quelque chose de l’ordre d’un tissu)

il ne fait aucun doute (encore qu’il puisse s’agir du Chien des Baskerville (j’ai beaucoup aimé SH – je l’aime encore assez, il me fait parfois penser à Jules Maigret (encore qu’il n’ait pas eu, sinon ce Georges assez libidinal ou enfiévré de la queue, de Watson docteur s’il en est – quelque chose de ce genre qui en tirant sur l’élastique de la fiction irait jusqu’à double zéro 7) ou de à nouveau quelque chose d’avoisinant des lectures des quatorze quinze ans) aucun doute qu’il puisse s’agir de celui qui est sur la table depuis quelques temps – ensuite rangé dans une bibliothèque, un couloir, allant à aux chambres – bleue la bibliothèque – une dizaine d’années peut-être, d’où vient-il je ne sais sans doute momox mais c’est déjà trop en dire – prologue : il n’a pas réchappé à l’incendie, il est venu ensuite, il est là, il arrive -tout est là,ça viendra pour les cinquante ans (je l’appréhende,je le regarde, je le vois assez bien inutilement de mon propre point de vue) mais attends-moi j’arrive oui (j’arrive, oui, au #01)

A propos de Piero Cohen-Hadria

(c'est plus facile avec les liens) la bio ça peut-être là : https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article625#nb10" et le site plutôt là : <a href="https://www.pendantleweekend.net/ les (*) réfèrent à des entrées (ou étiquettes) du blog pendant le week-end

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