Oui !

Chute dans la mer des dangers, tu flottes sans peur 

Au jardin de paradis tu as rencontré la poésie

Dans le désir avoir la patience

Grain de sable que tu garderas pour ne jamais oublier

Les baisers cannibales et les baisers de tendresse

Jour et nuit, ombre et lumière, visiter la part d’inconnu

Marcher, respirer l’énergie de l’univers qui nous traverse

Se mêler à la fumée de sauge avant de se déplacer dans d’autres champs de conscience

Participer au jeu des mémoires infinies de l’univers

Repérer le voyageur indéfinissable de la nuit

Se répéter c’est de mon fait

Tu es toujours auprès de moi

L’anneau de Moebius sans cesse recommencé

Vivre dans des communaux autogérés et non repliés, dissoudre le capitalisme destructeur

Abandonnant ton vélo bleu près d’un étang, scrutant ta métamorphose, nageoires naissantes, écailles surgissant une à une, plongeant tête la première, fermant les yeux pour la dernière fois ou marchant dans les Cévennes, parcourant le plateau de l’Escandorgue, scrutant ta métamorphose, plumes rectrices, pennes, rémiges surgissant une à une, envol dans la lumière bleue des montagnes, fermant les yeux pour la dernière fois

A propos de Huguette Albernhe

Plusieurs années dans l'enseignement et la recherche. Passion pour l'histoire de l'écriture, la littérature . Ai rejoint l'atelier de FB en juin 2018, je reste sur la barque. Je vis actuellement à Nice mais reste très attachée à ma région d'origine, l'Étang de Thau, Sète, Montpellier et les Cévennes.

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