#boost#11ter Balade en famille

Marie la mère J’avais vraiment envie de faire cette sortie en famille. Moi, je l’aime ce chemin, il est ombragé quand il fait chaud, il longe la rivière…on l’entend bien, elle a grossi avec ces fortes pluies, on la distingue à peine dans la nuit, là-dessous dans la vallée, mais on l’entend, des sauts de vagues, des remous, des cascades…j’avais Continuer la lecture#boost#11ter Balade en famille→

# les mardis#Liste des livres que je n’écrirai pas

Le livre sans titre , le livre qui te raconte, le livre sans papier, le livre SDF, le livre baise-en-ville ,  le livre de mes cadavres exquis,  le livre à un , à deux , à trois, et quand tu voudras, le livre qui se respecte, le livre d’un mort, le livre de la lune et du soleil, le livre Continuer la lecture# les mardis#Liste des livres que je n’écrirai pas→

#Boost #15| Un éternel printemps à chaque fois que j’y reviens

( suite de Boost 14) Au-dedans rien qui puisse se dire. Pas de langage dans ce paysage. Sans nuage. Loin des naufrages. Pourtant si près du rivage. Pourtant il faudrait bien lui trouver un nom, trouver un mot pour le nommer. J’entends ceux que tu as murmurés quelques heures avant ta mort ; Tu regardais droit devant toi, un mur Continuer la lecture#Boost #15| Un éternel printemps à chaque fois que j’y reviens→

#mardis – 24 juin 2025 | Ecrire.

Le roman que je n’écrirai jamais ? La question, je le crains, ne me concerne pas. Je n’écris pas de roman. Et je n’ai pas l’intention d’en écrire pour la raison que ça n’est pas ce qui me requiert dans ma pratique d’écriture. Au commencement du commencement, je voulais simplement écrire un poème. C’était il y a longtemps, autour de Continuer la lecture#mardis – 24 juin 2025 | Ecrire.→

#boost #15 | Le final de la saison.

Photographier. Épingler. Fixer. Rattraper le perdu. Recommencer. Ramener le monde à soi, l’enfermer dans une boîte, fixer ses limites dans un cadre de dimension définie. Commander au monde, le rapetisser ou l’agrandir. Mettre le vaste en cage.  Le réduire à un « à plat » silencieux. Comme s’expliquer « entre hommes ». Plus de plis, de faux-semblants, de sentiment refoulé, de motivation cachée. On Continuer la lecture#boost #15 | Le final de la saison.→

#Boost#15|Injonction cuisine

Assignation cuisine. La femme est assignée à la cuisine. La cuisine est le territoire privilégié de la femme. Cette assignation est une forme de déterminisme. On attribue une place à la femme. Une place à la cuisine. La cuisine est le territoire de la femme. En fonction de la norme pièce et femme font l’objet d’une représentation majoritaire et normative Continuer la lecture#Boost#15|Injonction cuisine→

#Boost # 15 | Chant

Chant comme champ à l’oreille. Y aller pour comprendre. Rejoindre et reprendre. Du silence en bloc s’extrait l’embryon vibrant. Souffle. Se charge de sens. Pousse les bords. Ecarte les parois de la gorge serrée. Laisse faire. Trop d’émotion tue l’émotion. Chant comme endroit où connaitre l’envers. Où naitre et croître encore une fois. En posant tous les sacs, les airbags Continuer la lecture#Boost # 15 | Chant→

#boost#14, Samuel Becket /Bien sûr il est rentré tard

Bien sûr il est rentré tard très tard et maintenant immobile devant la fenêtre. On l’a raccompagné complètement ivre. Tenait à peine debout à travers les rues goudronnées et ensablées sous le sirocco. Quelques forces puis reste devant la fenêtre .On lui a mis sa chaise toujours à la même place. Trois pas sur la gauche à partir de la Continuer la lecture#boost#14, Samuel Becket /Bien sûr il est rentré tard→

#boost #15 | courir

Courir, respirer, allonger la foulée, comme enjamber le monde, comme l’avaler, les kilomètres, digérés à mesure, l’estomac dans les jambes, cette faim inassouvie de courir encore, déséquilibre permanent redressé in extremis sinon ce serait la chute, et alors pourquoi pas chuter à trop courir mais courir quand même, sentir les veines, le bouillonnement, la tension dans les muscles et puis Continuer la lecture#boost #15 | courir→

#boost #12 | l’amphi du parc

A deux pas du lycée on descendait la rueet de cette bifurcation entrer dans le vertEntre deux cours, comme un refuge d’allées circulaires Odeurs molles et humides de terre fraîche et de feuillage,de chewing-gum du copain, de cuir et de déodorantestompés en pleine nature urbaine : le parc et son amphi de plein airà l’identique ou presque de celui du prof Continuer la lecture#boost #12 | l’amphi du parc→