#écopoétique #04 | une mer désespérée

Une famille de dauphin est venue s’échouer sur une plage de l’ île de Ré Ce n ‘est pas la première fois que les cétacées désorientés se font piéger par la marrée Une brigade de sauveteurs bénévoles s’est précipitée pour les recouvrir de couvertures mouillées Puis, la mer est venue les rechercher pour les libérer de cette visite ensablée Vraiment Continuer la lecture#écopoétique #04 | une mer désespérée

#ecopoetique #3 | roses trémières

À vrai dire, je n’y suis entrée que deux fois, peut-être même une seule. Quand elle était morte, quand on a vidé la maison, soulevé la couverture du lit. Quoi dessous? Une bosse terrifiante. Un rat croyait-elle. Je me souviens de sa peur. Qu’elle avait d’emblée pensé à un rat. Que c’est Françoise qui a soulevé la couverture, sans peur, sans hésitation. Et mis à jour la poupée. La poupée que l’abuela avait laissée dans le lit, la poupée avec laquelle elle dormait, comme moi avec mes peluches.  Continuer la lecture#ecopoetique #3 | roses trémières

 #écopoétique #03 | le figuier

Mais avant tout sans doute, il y a le figuier au coin de ce jardin le long du chemin. Il a poussé quelque temps avant d’être aperçu, d’être reconnu. Ses racines s’épaississent, percent à travers les jointures du mur de pierre, peut-être réussiront-elles à le repousser lentement, une pierre par ci, un caillou par là. Est-ce que le mur disparaîtra Continuer la lecture #écopoétique #03 | le figuier

#écopoétique #03 | les géraniums

mais avant tout sans doute le jardin qui fait le tour de la maison, le jardin visible de la route en arc de cercle parce que la maison est à l’angle de la rue, alors le jardin est visible de toute la longueur du coude que fait la rue du romarin, le jardin sans haie entre le jardin et la Continuer la lecture#écopoétique #03 | les géraniums

#écopoétique #01 | fil à couper le beurre

Le silence n’existe pas. Il a dit ça Le silence n’existe pas et il a appuyé son propos d’un long regard triste. Même les sourds n’ont pas accès au silence total, les morts peut-être vas savoir, la nature est bruyante elle aussi, le silence de la campagne est une croyance de citadin. dans la brousse il y a un de Continuer la lecture#écopoétique #01 | fil à couper le beurre

#écopoétique #03 / le composteur

Au fond du jardin, il y a cette grosse caisse en bois. Coincée entre le mur de moellons et la haie. Délibérément soustraite à la vue. Comme si le simple assemblage horizontal de planches de pin manquait de noblesse pour être ainsi exposé. Mais plus certainement parce que ce qui se trame à l’intérieur se doit d’être caché. Après tout, Continuer la lecture#écopoétique #03 / le composteur

#écopoétique #01 | La route des Flandres

Dernier texte, je vous quitte… à pied 1  /  Monter Cassel “ De toute façon, y faut monter Cassel” Je suis à la gare de Cassel. Si j’en crois la pancarte SNCF. Une guérite, un bunker de ciment brut abondamment graffité. Il abrite un distributeur de billets rouge et bleu. Personne. Personne d’autre n’est descendu. En face, un bar-tabac-journaux. Sombre. Continuer la lecture#écopoétique #01 | La route des Flandres

#écopoétique #03-2 | à propos des jardins

Admiratif de tous ceux qui cultivent leur jardin. Depuis toujours. Sans que cela ne m’insuffle l’envie réelle, ni assez d’élan, de ténacité ou d’endurance pour concrétiser ce désir. Alors, on se rassure en se disant que c’est surtout une question d’opportunité manquée. Et lorsque l’occasion se présente enfin, tardivement, il y a tant de désirs, de rêves et d’imaginaires laissés Continuer la lecture#écopoétique #03-2 | à propos des jardins