#anthologie #11 | retour de nuit / trajet habituel

Un mois de retard, comme les minutes du matin je mets exactement sept minutes pour aller au cabinet l’autre appartement ce n’est pas en voiture, c’est à pied mais je vais donc me prendre au jeu d’écrire ce texte en sept minutes (lit-on au même rythme que l’on écrit?) et de le vivre comme je vis mon trajet ce qui Continuer la lecture#anthologie #11 | retour de nuit / trajet habituel

#anthologie #32  | David Foster Wallace | l’escalade

Une nuit glaciale de 1602 précisément la nuit du onze au douze décembre selon la datation un tantinet capricieuse des savoyards, qui rappelons-le ne sont pas français bien qu’étrangement alliés de Genève à certains égards, ont essayé de prendre d’assaut la gentille et fort vertueuse Genève. Cette cité pourtant réputée pour sa vigilance calviniste, ses austères édits moraux et ses citoyennes Continuer la lecture#anthologie #32  | David Foster Wallace | l’escalade

#anthologie #25 l Odeurs

Les odeurs sont évanescentes. Comment écrire, c’est à dire fixer, l’évanescence ? Je ne sais pas. Il me semble qu’il n’y a pas grand chose à dire de l’odeur en tant que telle. L’odeur ne peut produire des mots que par ce qu’elle évoque, l’objet ou le corps dont elle émane, le contexte dans lequel elle est apparue, ce à quoi Continuer la lecture#anthologie #25 l Odeurs

#anthologie #36 | Portes

# Interstice 1 La première chose que l’on voit, qu’elle voit, c’est un rectangle marron en bois brillant  et dans ce rectangle en haut un chiffre, le numéro 18, et une sorte de petite fenêtre en horizontal, avec un vitre sombre et une losange de protection qui forme plusieurs V. En dessus le petit espion, le Judas de la porte, Continuer la lecture#anthologie #36 | Portes

#anthologie #20 | Ah pourquoi Pepita

#20 | Ah pourquoi Pepita Je n’ai qu’une photo de toi. Tu as 27 ans, dans la fleur de l’âge comme on dit, mais la fleur est une digitale violette et vénéneuse ou un colchique de Guillaume Apollinaire. Tu es morte mais tu l’ignores, en ce moment précis de la photographie car, en effet cette photo qui te capture en Continuer la lecture#anthologie #20 | Ah pourquoi Pepita

#anthologie #35 | Voix-in/ voix-off et extérieur

La voix comme la voix off sont dans sa tête, mais la voix off ne sort pas de sa bouche, elle sort directement de son cerveau comme Athéna de Zéus. Elle, on dirait qu’elle n’a pas de voix off, on dirait que désormais elle ne s’arrête plus, que toute sa voix sort seulement de sa bouche. Ma voix se retire, Continuer la lecture#anthologie #35 | Voix-in/ voix-off et extérieur

#anthologie #40 | Un objet terrestre

Hypothèse 1 : objet trouvé dans un carton de vieux journaux dans la recyclerie d’ un village breton. Ce serait une chemise cartonnée rouge grenat, usée, avec une reliure en accordéon couleur crème, fermée par un ruban blanc et vert glissé dans deux attaches métalliques un peu rouillées, chemise qui porterait une étiquette de type scolaire, bordée d’un liseré rouge, mais Continuer la lecture#anthologie #40 | Un objet terrestre

#anthologie #12 | Villes

Guyancourt, la place de l’église avec le boucher, le boulanger, la pharmacie, le bistrot portugais et la mairie, le collège, le gymnase – ça fait comme une ronde – et le petit bois avec les jeux et les violettes et les pâquerettes, l’odeur de l’herbe coupée, les bâtiments blancs, les bâtiments rouges et la piscine, les rues, le calme de Continuer la lecture#anthologie #12 | Villes

#anthologie #19 | tout sera oublié

#19 | tout sera oublié toutes les images disparaitront que reste-t-il de la mémoire…cette petite fille démembrant une poupée comme on désosse un poulet, le visage en extasecette jeune fille, une colombe sur la tête, l’air gauche et un sourire niaisles années 80 et l’arrivée du sida, fin de la parenthèse enchantée les chaussures méduses achetées à Florenceles mêmes chaussures Continuer la lecture#anthologie #19 | tout sera oublié

#anthologie #31  | Laura Kasischke | tu ne reviendras pas

#20# …  même si la pierre n’a pas encore pensé à inscrire mon nom,  non je ne reviendrai pas, même si la mémoire vacille il reste les souvenirs quand je m’insinue comme un invité permanent de ton imagination ou dans les pages feuilletées de ton journal intime. Tu me dis que mon corps inerte avait gardé la chaleur du lit cette tiédeur Continuer la lecture#anthologie #31  | Laura Kasischke | tu ne reviendras pas