Pan

Pan
Prise de tête. Dans le bureau avec vue sur la place en travaux. Outil grue devant la fenêtre qui brouille l’image habituelle, déplace la trajectoire du regard. Prise de tête. L’informaticien totalement à ses manettes et moi qui ne reconnaîs pas ce que deviennent mes données. Mes données tout à coup si précieuses si fortement indispensables. Désorganisation. Prise de tête et moue renfrognée. Je le regarde, lui, imperturbable qui manipule le clavier sans prendre le temps de vocabuliser de manière compréhensible, de montrer ce qu’il fait. Je ne comprends rien. Prise de tête toute bombée maintenant. Vous êtes nerveuse ? Il est affreusement peu séduisant. Doigts boudinés sans alliance sur main narquoise qui continue sa besogne. Et vlan du fichier bien nommé et vlan de l’autre fichier pressé illisible. J’enrage. Pourquoi de nouveau lui demander d’expliquer ? Faut croire que les techniciens, tous, ont connu la tour de Babel et la pratique sans sourciller. J’ai l’œil mauvais mais je me tais et vais me faire un café. Cuisine bienvenue. Fermée, la porte du bureau.

(proposition 12. oeil)

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