#40jours #31 | Contre toute attente

La rue serpente lentement entre les façades aux revêtements colorés, volets clos et les murs en pierre de meulière chapeautés de lierres rampant qui protègent les jardins secrets de Montmartre. Les pavés glissant luisent dans la nuit sombre, leur surface granuleuse reflète l’étincelant éclairage des lampadaires, leurs boules incandescentes, constellation d’étoiles dans le firmament parisien. L’homme ralentit son allure effrayé Continuer la lecture#40jours #31 | Contre toute attente

#40jours #31 | plan-séquence

Raser. Une surface. Irrégulière. Matière. Spongiforme. Dure. Découpée. Fragments. Formes différentes. Accolées. Cerclées. Traits lisses. Séparateurs. Se reculer. Laisser. Voir. L’ensemble. Se glisser. Par le côté. Longer. Paroi. Haute. Se reculer. Encore. Plus loin. Vue. Degrés. Volée. Se rapprocher. Lentement. Emprunter. Mouvements. Saccadés. Monter. S’arrêter. Palier. Contre-plongée. Degrés. Volée plus grande. S’envoler. Suivre. En montant. Arriver. Tunnel. Végétal. S’enfoncer. Vers Continuer la lecture#40jours #31 | plan-séquence

#40 jours #31 | Le retour du gros œil*

Dans ce film noir et blanc, le gros œil traverse la nuit de la ville. La nuit et l’hiver de la ville. Il s’engouffre dans les lignes droites des rues. Il les survole à quelques encablures du sol. Un regard à gauche, un regard à droite. De chaque côté, les façades des immeubles défilent avec parfois la tâche blafarde d’une Continuer la lecture#40 jours #31 | Le retour du gros œil*

#40jours #30 | amours baroques

Trigonométrie et euphorie. Rue des Cascades. Monter. Deux à deux. Vieilles marches. Bois. Déverni. Craquant. Un étage. Tourner. Rampe. S’accrocher. Deux étages. Virage. Odeur. Cire. Passée. Deux portes. Par palier. Troisième étage. Là. Porte gauche. Sortir du sac. Rose. Rouge écarlate. Marteau. Pointe forgée. Clouer la rose. Sur la porte. Bruit. Sec. Coups. La rose. Saigne. Peut-être. Cœur. Saigne. Peut-être. Continuer la lecture#40jours #30 | amours baroques

#40jours #30 | Votre voyage commence ici

Voyage au bout de soi-même. Dans l’absence, tout se construit autour d’un vide, d’un creux, d’un grain de sable insignifiant. Un détail qui grossit chaque jour un peu plus. La page blanche n’existe pas. Tout est déjà là. Il faut le chercher dans les moindres recoins, sur les bords, en marge. Creuser son sillon. Les premiers mots qui viennent importent Continuer la lecture#40jours #30 | Votre voyage commence ici

#40jours #20 | m’appelle & habite

Donne cours espagnol apprendre essentiel jeux musique transmettre : je m’appelle Gloria, allée de Chambord Donne soins attention infirmière confidente aide aide donne donne : je m’appelle Emilie, avenue Louis Cordelet Donne livres informatique collectionneur bricoleur ignorant savant : je m’appelle Jean-Louis, boulevard Bobby Sands Donne rendez-vous aide déclaration facture lettre recommandation aide donne : je m’appelle Alexandre, chemin des Fontenelles Donne seconde vie Continuer la lecture#40jours #20 | m’appelle & habite

#40jours #28 | vaper

Vapoter. Succédané. La clope. Machine. Envoyer. Propylène glycol. Glycérine végétale. Arôme alimentaire. Nicotine. Poumons. Nuages. Assurer. Pas dangereux. Se renseigner. Se méfier. Lire. Publicités. Rassurantes. Regarder. Dans la rue. Qui vapote. Jeunes. Femmes et hommes. Branchés. Personnes. Âge mur. Quand même. Rassurant. Ne plus fumer. Décision. Pourquoi pas. Ne pas savoir. Attendre. Rencontrer. Ami. Gros fumeur. Passé à la vapote. Continuer la lecture#40jours #28 | vaper

#40. #26. Le journal a dit n’importe quoi.

Elle était devant sur la photo, elle va rentrer maintenant. Son fils a un quad. Il se l’est payé tout seul elle ne veut pas savoir d’où lui vient l’argent ça la soucie elle sait bien qu’il tourne le soir, une moto de cross loin dans les chemins non il préfère tourner dans la ville pétarader longtemps dans certaines rues. Continuer la lecture#40. #26. Le journal a dit n’importe quoi.

#40jours #28 | Du pain et des jeux

Tu n’as pas d’autres choix, il faut que tu manges, tu n’as rien avalé depuis ce matin, il est temps de te nourrir, sinon tu risques de faire un malaise. C’est un phénomène récurrent en ville, quand tu cherches une boulangerie, plus moyen d’en croiser une. Il n’y en a soudain plus dans les parages. Tu uses d’un subterfuge, en Continuer la lecture#40jours #28 | Du pain et des jeux

#40jours #27 | dérive ?

Est-ce que ça t’arrive encore de dériver ? Tu l’as fait, non ? Le quartier est fait pour ça, non ? Tu connais bien les boulevards ? Tu connais bien les rues ? Les villas ? Les passages ? Les impasses ? Les chemins de traverse, tu les connais ? Est-ce que tu as déjà pris des parcours cachés ? Ça t’intéresse plus ? La dérive, c’est psychogéographique, non ? C’est toi Continuer la lecture#40jours #27 | dérive ?