vers un écrire-film #6 | Dépli de la baleine

Masse sombre et vive en contre-plongée. Masse sombre et vive à la remontée. Éruption. Éruption du plat de la surface. Remous. Envol de la masse sombre. Queue comme ressort. Bouillon d’écume. Dispersion de millions, dispersion de milliards d’embruns. Irisation du bleu du ciel. Arrachement de soi à l’Océan. Masse de peau ombreuse devant le soleil. Arc-en-ciel. Dispersion de milliards, dispersion de millions d’embruns. Bouillon d’écume. Queue comme fouet. Retombée de la masse sombre. Remous. Implosion de la courbe de la surface. Implosion. Masse sombre et vive à la redescente. Masse sombre et vive en plongée.

A propos de Jérôme Cé

Surtout lecteur. Cherche sa voix en écriture avec les cycles du Tiers-Livre depuis pas mal de temps. Un peu trop peut-être. (ancien wordpress et premières participations aux ATL) https://boutstierslivre.wordpress.com/

5 commentaires à propos de “vers un écrire-film #6 | Dépli de la baleine”

  1. L’impression de ralenti est là, mais surtout le gros plan, le nez contre la peau de la baleine. C’est impressionnant.

  2. J’aime beaucoup ; comme Françoise, j’aurais aimé que la saisie de la baleine par tes mots continue encore.

  3. cependant, même en court, le ralenti fonctionne. Question de dynamique, un ralenti ne traîne pas forcément en longueur. Sa brièveté est son impact. Il paraît qu’un choc est une accélération… à la lecture de quelques unes de ces dernières contributions, il apparaît qu’un ralenti aussi… Ici, la décomposition en phrases du mouvement à elle seule le produit. Et la composition de tout le texte en miroirs