#40jours #14bis | quintils pour Lui

Dans les bois, les sentes, les champs

Le fleuve de tes mots, la douceur de ta voix

Tes mains, tes bras, ton corps qui caressent le vent

Dans les sentes, les bois, les champs

Dessinent la route qui m’emporte vers toi.

La beauté de tes gestes, les syllabes de ton nom

Dans la nuit je le murmure aux étoiles

Je prie, je chasse ce qui tourmente ton front

Je veux tout pour vous, des merveilles et des monts

Vous, mon bonheur dont vous levez le voile.

Ton corps, tes bras, tes mains me rendent la vie

Tes mots, tes écrits, tes dessins bouleversent mon sort

Vous êtes en moi, chaque jour, chaque nuit

De l’espace et du temps, magicienne inouïe,

Vous êtes la maîtresse, amante, amie, mon unique trésor.

Dans les bois, les sentes, les champs

Dans le fleuve des mots, le chant de ta voix

Dans tes bras qui embrassent et embrasent le vent

Dans les sentes, les bois, les champs

Mon unique lumière, c’est vous, c’est toi.

Ces strophes anonymes, retrouvées dans les archives de l’éditeur parisien Alphonse Lemerre (1838-1912), attestent que le mouvement parnassien s’est attaché à renouveler la forme médiévale du « cinquain » ou « chinquain » tel qu’on pouvait, par exemple, la trouver dans les stances d’Etienne Durand (1586-1618).

A propos de Ugo Pandolfi

Journalist and writer based in the island of Corsica (France) 42.40 N 09.30 E.

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