#construire #03 | comme en semant

dès dix mots le bruit

d’écritages avancés

entropie en vue



la brume des mots

brouille soupçon des idées 

nébuleux périls

Nuager, verbe rare. Et si récurrent pourtant. Addiction sans nul doute. Combien d’heures, de journées, de nuits passées à nuager ou à être nuagé ? Combien d’années ? Comme à procrastiner la vie. Attendre le vent dissipant les brouillards.


dire sans sujet

pas le Verbe au début 

dire sans objet

Au tout début, il y a ceux qui t’apprennent à lire. Comble lacanien, pour moi elle s’appelait Madame Langue et je rêvais de l’embrasser. Et puis il y a aussi ceux qui te font bègue, de nombreux autres, toute une foule à affronter. Et puis, cela arrive aussi, il y a ceux et celles qui te poussent à écrire. Jeanne, la stricte secrétaire d’un vieux notaire, qui frappe à la machine tes premiers poèmes, le maître, disciple de Célestin Freinet, qui te fait correspondre avec l’Afrique, le professeur, enseignant le français et le dessin au collège, qui lit à haute voix des extraits de ta rédaction à toute la classe. Et puis, et puis, et puis…au début on ne sait rien encore de l’égo en nous.

A propos de Ugo Pandolfi

Journalist and writer based in the island of Corsica (France) N 42° 46' 0.12'' E 9° 26' 59.999’’ • son blog Ugo Pandolfi Scriptor

17 commentaires à propos de “#construire #03 | comme en semant”

  1. Ah, être lu devant la classe, c’est bon pour l’estime de soi… après ça place la barre très haut ..,
    Madame Langue avec cette orthographe ? Embrasser la langue ne veut pas dire forcément avec .
    Plus que joli ! Trop trop joli. (après qu’on a semé c’est bien quand ça pousse )

  2. Rétroliens : #contruire #01 Élucidation des sources (…) – le Tiers Livre | écrire, publier, explorer

  3. Merci Daniele, Nathalie, Annick, Emmanuelle, Natacha de vos passages et de toutes vos écritures. Langue ou Lang je ne sais pas quel était la bonne orthographe du nom de mon institutrice. Mais je suis bien allé audacieusement l’embrasser sur la joue dans la cour de l’école à la fin de la contine « embrassez qui vous voulez ».

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