Qui porte le poids du monde sur ses épaules reliées cuir, pleine peau, ou cartonnage brut
Qui ouvre en grand le ciel et ses étoiles
Qui nous voyage sans titre de transport
Qui trace des territoires lointains massicotés
Qui aligne bout à bout des kilomètres
Qui dessine en aplats et en traits pleins la nature de la terre
Qui feuille à feuille déplie les pays
Qui sous l’ongle crisse des noms imprononçables
Qui relie les trajectoires rêvées (en pointillé)
Qui omet les langues et les contrées disparues
Qui cartographie les villes aimées et les inconnues
Qui parle sans phrases de capitales et de rivières
Qui inscrit des signalétiques à réinventer