
17,8 x 10,8 x 1,5 cm. 160 grammes. Sur le dos, de bas en haut : le sigle de l’éditeur. XYZ. Le titre du roman. Le prénom et le nom de l’auteur. Un parallélépipède exhumé du rayon Littérature québécoise de la bibliothèque. Le dos et la première de couverture sont maculées de petites taches ocres et jaunes, rousseurs, piqûres, signes de vieillissement, du passage du temps, temps qui passe et temps qu’il fait. Sous ces latitudes, avec l’humidité, les livres vieillissent mal parfois. C’est une édition de poche mais la couverture est plutôt épaisse, légèrement granuleuse sous le doigt. On voit à l’œil nu la texture, la trame de la couverture. Sur la première de couverture, tout en haut, au milieu, le prénom et le nom de l’auteur. En-dessous, le titre, en caractères orange, comme sur le dos, et en tout petit juste en dessous encore la mention roman, sans majuscules et en italiques. A droite du titre, une tache rousse très claire en forme de rond, une lune pâle, dont l’origine s’est perdue avec le temps. Les deux-tiers inférieurs de la première de couverture sont occupés par un portrait de profil de 6,5 x 8,8 cm, centré, un tableau dont la source est mentionnée dans les premières pages, sur la page qui jouxte celle consacrée à la dédicace : « Illustration de couverture : Giuseppe Arcimboldo, L’Acqua, 1566 ». Pour voir le tableau en vrai, il faut aller au Kunsthistorisches Museum de Vienne. C’est une peinture sur bois qui fait 66,5 x 50,5 cm. Sur la reproduction de la première de couverture, l’homme-femme-créature marine regarde vers la droite. Sur l’original, iel regarde à gauche. Et puis tout en bas, sous le tableau, à gauche, le rappel de l’éditeur « XYZ éditeur », et à droite, la mention de la collection « Romanichels poche ». Le style graphique de l’éditeur joue avec le noir et blanc et la forme géométrique du rectangle. On tourne la première de couverture. Tout en haut une écriture manuscrite mentionne l’initiale du prénom suivie du nom de celui ou celle qui s’est procuré le livre, le nom de la librairie où le roman a été acheté et la date : E. M…, librairie Archambault, Station Berri-UQAM, Montréal, 8 août 2012. Au stylo bleu. Et au centre, sur 4 lignes : « La collection / ROMANICHELS POCHE / est dirigée par / André Vanasse ». On tourne. A gauche : « Dans la même collection », mention suivie de 26 titres, prénom et nom de l’auteur/autrice suivis du titre en italique. A droite : le « faux-titre », un peu en haut, mais pas tout à fait. On tourne. A gauche : « Du même auteur ». Ce seul même titre, encore une fois répété, suivi des prix qu’il a reçus. Au nombre de 3. Et à droite la réplique de la première de couverture. Mais le titre est en noir et le tableau d’Arcimboldo a disparu. On tourne. Page de gauche très dense : mention des partenaires qui ont « rendue possible » « la publication de cet ouvrage » (pas moins de 4 avec les sigles et acronymes entre parenthèses) ; mention du copyright – avec les coordonnées complètes de l’éditeur – ; mention du dépôt légal ; mention de la distribution en librairie (au Canada / en Europe) ; mentions des concepteurs typographiques et du montage, des concepteurs de la couverture et c’est donc là aussi que l’on mentionne l’illustrateur de la couverture. A droite : la dédicace : A Hélène et Camille, sans qui j’errerais. On tourne. Page de gauche : blanche. Page de droite. La mention « Un » au milieu, et c’est ainsi que les chapitres seront marqués : le numéro du chapitre en toutes lettres. Il y en a 30 en tout sur 217 pages. En haut de chaque double-page, sauf celle qui ouvre chaque chapitre : le numéro des pages en haut à gauche et à droite, le rappel du titre du roman et un long trait dessous. Et puis de temps en temps, au cours du chapitre, un petit carré blanc, ombré en bas et à droite, dans la ligne graphique de l’éditeur, qui sépare des morceaux de fiction. Au début de chaque chapitre, une lettrine, haute lettre noire sur deux lignes qui marque, comme d’ultimes seuils, l’entrée dans la fiction. Au dos de la 217ème page, un avertissement : « DANGER » en lettres capitales et en gras, et dessous un cercle blanc ourlé de noir avec le symbole d’un livre à l’intérieur traversé par un éclair noir, et puis « le photocopillage tue le livre », le tout dans un rectangle blanc ; et puis « Protégeons nos forêts » et puis « Troisième tirage ». Et là on lit : « Cet ouvrage composé en Post Mediaeval corps 10,5 a été achevé d’imprimer en mars deux mille sept sur les presses de Marquis, Québec, Montréal ». La troisième de couverture est vierge. Sur la quatrième de couverture, en haut à gauche : une photo 3 x 4 cm de l’auteur en noir et blanc avec une courte biographie sur la droite ; en bas un extrait de l’œuvre, en italique, deux paragraphes. Et en-dessous, l’ISBN, le code-barres et à droite le prix en dollars et en euros. Le livre n’a pas d’odeur particulière. Mais il a le format d’un livre. Vivant de grains et de fibres et de feuilles.