A propos de Marion T.

Après tout : et pourquoi pas ?

autobiographie #01 | Papier de verre

Le vent. Le paysage en larges bandes, liserés de sable, d’eau et de ciel. Le contact mouillé des pierres lisses, tranchantes, parfois ourlées d’algues molles. Le pied glisse, se rattrape, échoue dans le sable vaseux. C’est marée basse. Le picotement Continuer la lecture autobiographie #01 | Papier de verre

#L12 | De merveilles et de chimères

Si je vous disais moi… Ce soir là sous la clarté de la lune, j’ai vu un temps le long corps agile évoluer dans l’eau. Aspiré vers le haut par l’air gonflant ses poumons il s’accrochait aux algues, branchages et Continuer la lecture #L12 | De merveilles et de chimères

#P11 | Être chez soi, d’abord : une chorégraphie.

Dis, tu crois qu’elle reviendra ?Je ne sais pas.Tu l’as bien connue ?Oui.Tu me racontes comment c’était ?Des fois on ne l’entendait pas. Ou alors, un bruissement, un frisson une densité. On ne l’entendait pas elle. On entendait le pas Continuer la lecture #P11 | Être chez soi, d’abord : une chorégraphie.

#L11 | La poussière et la soupente

Non pas une histoire mais plusieurs.Non pas un lieu mais plusieurs.Non pas un élément mais plusieurs.Non pas un corps, mais morceaux, bribes, entrelacs.Non pas l’unité mais le filament.Non pas la pensée mais la pesanteur de l’air et des courants d’air Continuer la lecture #L11 | La poussière et la soupente

#L10 | L’écheveau du sort

Une ville illuminée entrevue une nuit, des bulles d’air colorées traversées de lumière ainsi qu’une nuée de lampions, les coques de phryganes toutes d’or et de pierres précieuses reposent telles des sépulcres, des corps chimères, mi peau mi cartilage, des Continuer la lecture #L10 | L’écheveau du sort

#P10 | La quiche

“Quand nous parlons à haute voix, la parole intérieure n’est pas pour cela absente. Elle ne se tait qu’à demi et par intervalles. Quand nous reprenons haleine, quand nous marquons par de courts silences les points et les virgules de Continuer la lecture #P10 | La quiche

#P8 | La maladive exhalaison ou Le dytique(2)

(…) Parmi la maladive exhalaison De parfums lourds et chauds, dont le poison —Dahlia, lys, tulipe et renoncule— Noyant mes sens, mon âme et ma raison, Mêle, dans une immense pâmoison, Le Souvenir avec le Crépuscule. Paul Verlaine, Crépuscule du Continuer la lecture #P8 | La maladive exhalaison ou Le dytique(2)