A propos de Michael Saludo

Formateur, je vis, écris et travaille du côté d'Angoulême.

#P5 – Opacité des désolations intérieures

En quelques heures, mon océan intérieur se retirait complètement. Je voyais tous les sables brillants se dérober et s’engloutir aspirés par des bancs de vase immenses. Des reliefs inconnus, coupants, cuisants, apparaissaient sous l’effet de ce coefficient de marée maximum. Je courais à la catastrophe. Dans ce petit cabinet noir insignifiant à l’intérieur de mon corps mutilé de toute perception Continuer la lecture#P5 – Opacité des désolations intérieures

#L4 | Puiser des forces dans sa sentimenthèque

Ces lectures d’enfance où seul sur l’îlot de mon lit je voyageais avec Sans famille d’Hector Malot, Michel Strogoff de Jules Verne, Michaël chien de cirque de Jack London, Le grand Meaulnes d’Alain Fournier, Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, Robinson Crusoé de Daniel Defoe à moins que ce soit la version de Michel Tournier Vendredi ou la Vie Continuer la lecture#L4 | Puiser des forces dans sa sentimenthèque

#P2 | Décrochez

Le fil, un coup de fil, je dois filer, on se rappelle, rappelle-moi, une heure au téléphone, le téléphone sonne, elle m’a rappelé, mon numéro, son 06, une inconnue, un numéro masqué, inconnu au bout du fil, il est masqué, enlever son masque pour appeler, se démasquer, le numéro démasqué, la plateforme, les télécoms, le centre d’appel, la téléperformance, les Continuer la lecture#P2 | Décrochez

#L2 | Le chemin blanc

Il saisit la bouteille d’eau dans le sachet à ses pieds. Il est inquiet, il boit. Une odeur désagréable de plastique lui rappelle les étés au camping sous la tente. Cette fois, il ne part pas en vacances, il te l’a dit. Au milieu de l’autobus, parmi quelques têtes grises, le jeune homme cherche un peu de confort au fond Continuer la lecture#L2 | Le chemin blanc

#P1 | Sensations

cet hôtel en Espagne, enfant, extirpé du sommeil par les cris éclairés devant moi, je devine des corps. Un s’affaisse, perdant l’équilibre plusieurs fois, percutant les murs. Râles sourds, voix blanche de détresse. Je ferme les yeux sur cette image insaisissable, repoussant dans le sommeil ma détresse insoupçonnable. la chambre trop froide, le papier peint mal vieilli, éteint, une moquette Continuer la lecture#P1 | Sensations

#L1 | Enfin seul

Il saisit la bouteille d’eau dans le sachet à ses pieds. Il est inquiet, il boit. Une odeur désagréable de plastique lui rappelle les étés au camping sous la tente. Cette fois, il ne part pas en vacances. Au milieu de l’autobus, parmi quelques têtes grises, le jeune homme cherche un peu de confort au fond de son siège dur. Continuer la lecture#L1 | Enfin seul

Onde sonore

A contre-courant, tous les jours je longe ce bras à l’endroit où il forme deux coudes. Je ralentis le pas. L’onde sonore des clapotis irrigue une partition abstraite continue qui afflue dans ma tête, sans toutefois s’imposer. Je l’écoute doucement. Le remous palpitant s’étire, ralentit le temps, disperse les humeurs dans mon corps. Je regarde la surface. Une peau fine Continuer la lectureOnde sonore