A propos de Marie-Thérèse Peyrin

L'entame des jours, est un chantier d'écriture que je mène depuis de nombreuses années. Je n'avais au départ aucune idée préconçue de la forme littéraire que je souhaitais lui donner : poésie ou prose, journal, récit ou roman... Je me suis mise à écrire au fil des mois sur plusieurs supports numériques ou papier. J'ai inclus, dans mes travaux la mise en place du blog de La Cause des Causeuses dès 2007, mais j'ai fréquenté internet et ses premiers forums de discussion en ligne dès fin 2004. Nouveau Site personnel après fermeture Typepad https://www.volontiers-mthpeyrin.com/mon-blog Nouveau Site Fidèlement, Charles JULIET "La maison basse" https://www.lacausedescauseuses.com/ Nouveau Site de l'Association Lyonnaise LA CAUSE DES CAUSEUSES

# 40 Jours # 39 | Une enfance de fille

On est en Espagne en 1936. La guerre civile est sur le point d’éclater, et ma mère est une mauvaise pauvre. Une mauvaise pauvre est une pauvre qui ouvre sa gueule. Ma mère , le 18 Juillet 1936, ouvre sa gueule pour la première fois de sa vie. Elle a quinze ans. Elle habite un village coupé du monde où, Continuer la lecture# 40 Jours # 39 | Une enfance de fille

#40jours #double | Hors Piste … à te figurer intérieurement cette déprise du réel

Comme pour le pot de fleurs sur les belles verrines du vitrier de Baudelaire, ce jour une impérieuse envie de splatch collectif , c’est fantastique une vague de jeunesse qui se soulève en pleine ville, c’est fantastique de décoller des pavés et de trouver en dessous la plage ! pensee du matin * L’inattendu au coin de la rue Le Continuer la lecture#40jours #double | Hors Piste … à te figurer intérieurement cette déprise du réel

# 40 Jours # 38 | Les lignes de partage des mots

« Car l’eau est partout, dans les sols, dans les nappes, dans l’air, circulant, s’infiltrant, s’infiltrant, s’évaporant entre eux, désignant leur interdépendance, nous faisant  rêver à leur solidarité. La ligne de partage des eaux n’est donc pas seulement cette ligne géographique qui sépare des bassins versants mais elle est aussi la ligne politique qui relie des individus et des groupes qui Continuer la lecture# 40 Jours # 38 | Les lignes de partage des mots

# 40 Jours # 37 J’assume totalement pour une fois

A chercher la météorite, tu perds de vue les étoiles, le chemin de blancs cailloux. Recule, contemple la constellation aux torches trempées d’or pur. Tu n’avais qu’à tendre la main pour atteindre le joyau de ta couronne. Tu n’avais qu’à tendre la main, la laisser en évidence jusqu’à l’extrêmité du temps . La lourdeur de nos corps se désagrège, deviennent Continuer la lecture# 40 Jours # 37 J’assume totalement pour une fois

#40jours #36 | Reliques de cimetières

Au début ses rêves étaient chaotiques; ils furent bientôt de nature dialectiques. L’étranger se rêvait au centre d’un amphithéâtre circulaire qui était en quelque sorte le temple incendié : des nuées d »élèves taciturnes fatiguaient les gradins ; les visages des derniers pendaient à des siècles de distance et à une distance stellaire, mais ils étaient tout à fait précis. L’homme Continuer la lecture#40jours #36 | Reliques de cimetières

#40jours #16 | Les forces mentales de l’écriture

Tout écrivait quand j’écrivais dans la maison. L’écriture était partout. Ça rend sauvage l’écriture. On rejoint une sauvagerie d’avant la vie. Et on la reconnaît toujours, c’est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distinct et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du Continuer la lecture#40jours #16 | Les forces mentales de l’écriture

#40jours #35 | Esprit de ruche

Dans notre ville, on bâtit continuellement kafka Dans notre ville, on bâtit continuellement Ne nous demandez pas de suivre tous les chantiers, nous ne faisons que notre part d’abeille entre friches et démolitions. Nous n’avons plus de place pour fabriquer nos maisons collectives. Nous squattons en permanence et déménageons au gré des expulsions violentes. Certains bobos bios veulent nous installer Continuer la lecture#40jours #35 | Esprit de ruche

#40jours #34 | Ex Voto livre d’or

Amalia n’aimait pas monter au grenier. L’accès par un escalier de bois trop raide et poussiéreux indiquait déjà la différence d’ambiance par rapport aux pièces d’en bas. L’odeur elle-même devenait immédiatement étrange, étrangère, comme venue de temps anciens qu’elle n’avait pas connus ou trop connus justement. C’est là qu’on étendait les draps en hiver pas trop souvent. Une grumeleuse pluie Continuer la lecture#40jours #34 | Ex Voto livre d’or

# 40 Jours # 33 | Les petites peurs et les grandes

La vocation des médecins est de soigner – « Guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours ». Alors pourquoi certains médecins sont-ils maltraitants ? Discrimination, jugements de valeurs, violence verbale et physique, gestes imposés ou archaïques, ces brutes en blanc enfreignent la déontologie et la loi. Martin Winckler décrit ici les rouages de la maltraitance médicale et les moyens de s’en Continuer la lecture# 40 Jours # 33 | Les petites peurs et les grandes

# 40 Jours # 32 | Bibliophilie mentale

En aparté, dans une lettre à une amie lointaine, Mathilde avait saisi cette occasion de parler des livres qu’elle aime, de ceux ou celles qui les ont écrits. De ces étagères remplies et de ces piles qu’elle déplace de temps en temps en veillant à ne pas séparer certains appariements qu’elle ne veut pas perdre de vue. C’est de plus Continuer la lecture# 40 Jours # 32 | Bibliophilie mentale