#40jours #09 | Là-haut

Arrivé en 1974 il dit, au comptoir, le chiffon à porter de main, circule, s’active, efficace, bavarde avec les habitués, en terrasse c’est avec les gobelets, pas les verres, si vous n’êtes pas content allez ailleurs, chemise à carreau, tablier bleu ciel, le chiffon leste, essuie les verres, on ne va pas m’apprendre mon métier. Il dit méfiez vous, les Continuer la lecture#40jours #09 | Là-haut

#40jours #08 | Argenteuil

Direction Ermont-Eaubonne, station Bois-Colombes, la ruelle commerçante franchit le pont et s’achemine vers Courbevoie, et plus loin vers l’entrelac de niveaux, immeubles parkings du quartier de la Défense, d’un côté Asnières-sur-Seine, d’un côté Bois-Colombes, ligne J, Saint-Lazare, Ermont-Eaubonne, station Argenteuil, ou station Val d’Argenteuil, deux stations de transilien pour cette unique commune l’une des plus vastes en superficie et des Continuer la lecture#40jours #08 | Argenteuil

#40jours #19 | Attendu que… car la notion s’est maintenue

A ces questions et à bien d’autres encore les réponses sont claires et faciles à donner mais encore faut-il l’oser. Samuel beCKETT LE DEPEUPLEUR Elle aurait voulu qu’il s’en sorte, qu’il revienne d’Allemagne, d’une ville qu’elle ne savait même pas situer sur la carte, elle n’a reçu qu’une carte postale de guerre pré remplie, puis une lettre de lui sur Continuer la lecture#40jours #19 | Attendu que… car la notion s’est maintenue

#40jours #16 l là où je ne vois pas

Je ne me suis jamais laissée écrire la ville. Je passe chaque année des mois dans des villes. Nairobi, Delhi, et tant d’autres. Les mots qui m’arrivent sont les histoires des autres. Je travaille sur les villes et j’écris pendant qu’ils parlent. On entre avec chaque personne rencontrée dans des histoires souvent difficiles. On entre dans le pourquoi de ce Continuer la lecture#40jours #16 l là où je ne vois pas

#40 jours #18 | de la pente

Je ne peux pas rentrer chez moi sans monter, ou descendre selon l’endroit d’où je viens. Il y a toujours de la pente. Attention, je n’habite pas en montagne, je vis à la côte 275 au-dessus du niveau de la mer et les rues, routes, chemins les plus en pente de la commune ne dépassent pas les 8 à 10 %. En Continuer la lecture#40 jours #18 | de la pente

#40jours #19 | Hémorroïdes, Papillonavirus Petits Pots et Picon Bière.

Elle connaît par cœur les affiches de la salle d’attente. Elles n’ont pas été changées depuis trois ans. Elle le sait car il est précisé que depuis 2019 le docteur D. pratique des dépassements d’honoraires. L’enfoiré. En même temps il a étudié, c’est bien normal. Et puis y a la CMU. Tu crois qu’il accepte ? Sinon, rien de nouveau depuis. Continuer la lecture#40jours #19 | Hémorroïdes, Papillonavirus Petits Pots et Picon Bière.

#40 jours #18 | ne pas rentrer

Je ne veux pas rentrer chez moi. C’est une chose qui s’installe au rebut de la marche, qui te fait commettre d’autres kilomètres, des alentours, tu bifurques et t’en remets aux nouvelles ruses sur nouvelles cours, des immeubles à démolir, tranches de soi sur le chantier, à la pelle faudrait creuser, les murs pourtant sont bien debout, rentrent en ta Continuer la lecture#40 jours #18 | ne pas rentrer

#40jours #11 | perpétuel

Une rue s’étend devant moi longée d’immeubles gris d’une dizaine d’étages tous percés de fenêtres semblables et régulièrement espacées, je constate que mon immeuble est tout à fait identique aux autres, si je relève la tête, je remarque qu’une des fenêtres du septième étage laisse voir une étoffe de couleur orangée, c’est absolument la seule dans ce cas. Finalement, je Continuer la lecture#40jours #11 | perpétuel

#40jours #12 | ville rectifiée

Marcher dans la ville rectifiée. Nager sur les trottoirs, crever les ponts, lécher les murs. Fatigue et ivresse, les mots disjoints corrigent la ville de sa réalité. Je titube dans les routes que je connais mais ne reconnait pas. Se perdre et tenter de s’accrocher aux briques. Que fait cet oiseau seul par terre ? Tombé du nid ? Déprimé ?  En mourance ? Continuer la lecture#40jours #12 | ville rectifiée

#40jours #17 | à coeur

Elle dit qu’elle aime ça, c’est sa passion, vous c’est l’écriture et moi le ménage. Qu’elle aime nettoyer le sol genoux à terre comme sa maman lui a appris, que les nettoyants bio ça ne vaut rien, il faut que çà  sente la javel, la résine, la chimie, le propre en somme, elle inonde tous les matins le devant des deux Continuer la lecture#40jours #17 | à coeur