#40jours #double | personne

Je ne lui en veux pas pour ma mort. Il n’en est pas responsable. Elle ne tient qu’à moi. J’étais fin soûl. Cela faisait longtemps que l’on attendait l’escale à Saint-Pierre. Plus de six mois qu’on était en mer.Ça creuse la soif, la soif de tout. Si j’avais pissé contre un mur, en pleine rue, je ne serai pas mort Continuer la lecture#40jours #double | personne

#40jours #20 | Le paquet

C’est en rangeant l’appartement hier que je l’ai trouvé. J’ai toujours du mal à jeter les choses quand elles peuvent encore servir mais à qui les donner, j’ai l’impression dans ces moments-là que je ne connais plus grand monde. Les amis achètent du neuf. Les enfants et leur mère ont ce qu’il faut. Les commerçants prétendent vendre un produit de Continuer la lecture#40jours #20 | Le paquet

#40jours #29 | merci Alain Serres

Sur une étagère, dans son bureau, une place réservée à sa collection des catalogues RUE DU MONDE. Le premier de sa collection, celui de 2001 avec cette phrase sur la couverture, qu’il n’a jamais oublié « les oiseaux ont des ailes les enfants ont des livres ». Il y a aussi le premier album édité par la toute jeune maison d’édition « Le Continuer la lecture#40jours #29 | merci Alain Serres

#40jours #double | aimer marcher ou lire

J’aime marcher, surtout l’été, sur les sentiers escarpés de montagne. Particulièrement sur les lignes de crêtes, là où les rapaces, ailes grandes ouvertes, planent, portés par les courants. Spirale ample, lente. Je les admire. Je suis leur vol. J’aime l’immensité du ciel pur, m’enveloppant, le vent chaud, sec et doux, étirant les nuages légers et hauts. À mes pieds, sur Continuer la lecture#40jours #double | aimer marcher ou lire

#40jours #31 | à vive allure

Le chat passe sous la fenêtre de basse hauteur, au-dessus de lui, un mouvement de volet qui se ferme. La bouche d’égout crache de l’eau qui s’écoule. Elle arrive en bas de la rue en pente, légère. Là le café est quasi vide. Les tables rectangles et carrés au plateau noir dessinent l’espace extérieur et intérieur. Un homme derrière la Continuer la lecture#40jours #31 | à vive allure

#40jours #double | le retour

C’était bien la troisième rue à gauche en descendant l’avenue qui vient de la gare. Aucun doute là-dessus et le nom de la rue était celui qu’il a lu en entrant dans celle-ci. La valise à la main, la valise à roulettes un peu en retrait comme si elle le suivait, il regarde vers le haut. Puis, il se retourne et reconnaît la maison d’en face aux Continuer la lecture#40jours #double | le retour

#40jours #30 | derrière chaque porte

Tout en manipulant le téléphone gris à cadran tournant, aux touchent glissante et au son étiré, jouet précieux, j’entends précisément les voitures de la rue. Les vrombissements s’engagent aux rythmes des deux feux, juste devant la maison. C’est d’abord une rue, puis une rue double. Avec la construction des immeubles en face, un petit parking va se construire. Des marteaux piqueurs par Continuer la lecture#40jours #30 | derrière chaque porte

#40jours #27 | un peu plus

Que regardez-vous ? Pourquoi ce vague regard ? Quelle raison à cette immobilité ? Est-ce une pensée ? Ou n’est-ce rien ? Aimez-vous ? Pensez-vous à quelqu’un ? Quelqu’un d’autre ? Avez-vous quelqu’un en tête ? M’en dire un peu ? Un peu plus ? Pourquoi êtes-vous assise ainsi ? Pourquoi pas un geste ? Levez-vous ! Pas un sourire ? Vous ne voyez pas le rayon de soleil ? Pourquoi cette tête baissée Continuer la lecture#40jours #27 | un peu plus

#40jours #27 | la seule question qui m’importe

J’aimerais bien savoir quand est-ce que tu as commencé à boire ? J’ai cru que c’était à cause Mainard mais je me demande si cela ne date pas d’avant. Mais avant, c’était quand ? Pas avant ton mariage quand même, non ? J’aimerais bien savoir pourquoi tu n’as pas quitté Albert ? Tu as bien vu alors quel genre de type c’était. Le genre Continuer la lecture#40jours #27 | la seule question qui m’importe

#40 jours #34 | petits jeux à l’usage de grands enfants restés en ville par un mois de juillet caniculaire

Se rendre en voiture sur la bretelle d’autoroute qui passe non loin de l’aéroport. Choisir un jour de grand beau temps. Un jour bleu pur. La piste de décollage est à peine à quelques kilomètres de la deux fois deux voies. Le Boeing  de soixante mètres d’envergure, élance sa carcasse de plus de trois cent tonne jusqu’à la vitesse de Continuer la lecture#40 jours #34 | petits jeux à l’usage de grands enfants restés en ville par un mois de juillet caniculaire