#40 jours #37 | pèlerinage dans les méandres d’une mémoire alanguie

Au détour d’une syllabe juste effleurée surgit l’image. Une longue plage floutée par la chaleur, sable fin, ciel azur et mer bleu-marine. Pas d’ombre que celle des parasols.  En bordure une dune basse hérissée de graminées courbées par la tramontane et une route toute droite le long de laquelle voitures et camping-cars se gareront. Enfants à la peau brunie par Continuer la lecture#40 jours #37 | pèlerinage dans les méandres d’une mémoire alanguie

40jours #double | alors, les morts ?

Alors, les morts, je vous parle, je vous visite, je vous vois, je vous entends, murmurer des paroles insensées, sitôt la nuit tombée, lorsque le monde des vivants dort paisiblement, vous veillez, vous attendez, sur les bords de vos tombes, assis ensemble, comme avant, comme quand vous étiez vivants, vivant, je suis et je viens jusqu’à vous, je me glisse Continuer la lecture40jours #double | alors, les morts ?

#40jours # 38 | Qui donc pour…

Il s’agit là d’une frontière bizarre, un tout petit endroit enclavé dans une ville ordinaire, pas de barbelés de chicanes de murs en béton. Elle est invisible mais sûr qu’elle est là, délimitée par je ne sais quelle autorité non dite mais effective. Un endroit où la porte est fermée à clé à 18 heure jusqu’au lendemain matin, heure de Continuer la lecture#40jours # 38 | Qui donc pour…

#40jours #double | la boite de Pandore du Je

Creuser dans les sillons ouverts par le je est un autre. Un gouffre de possibles qui s’offre souterrainement sous l’identité stable et visible que l’on trimbale dans le monde. On le bâillonne trop souvent, sombre bête tapie dans l’obscurité de soi. Bien sûr on peut se payer une psychanalyse pour forcer un peu la maïeutique et donner naissance avec assistance à Continuer la lecture#40jours #double | la boite de Pandore du Je

#40jours #38 | flux avec sans reflux

En 2011, des instances politiques décident de la mise en place du Grand Paris, développant nombre de projets reliant entres elles les proches, lointaines banlieues et la capitale. Prévisions de flux et reflux. Pour les parisiens, le Boulevard Périphérique, plus de 10 ans plus tard, ceinture toujours leur Ville. Frontière étanche, tranchée bruyante, où circulent en permanence en triple voie Continuer la lecture#40jours #38 | flux avec sans reflux

#40jours #30 | jukebox

Maintenant tu peux être plus grand de sept centimètres sans que personne le sache.À l’Athénée après Une Visite inopportune, tu avais entendu la costumière détailler ses bons plans pour trouver des talons de 12 cm en 46 qui ne fasse pas Drag Queen. C’était la troisième fois qu’un metteur en scène lui faisait le coup. La première fois, pour un opéra Continuer la lecture#40jours #30 | jukebox

#40jours #double | double je

Elle s’épuise, je forte, elle affronte, je fatigue, elle joue savoir, je ne sais plus, elle rien, je tout, elle dit encore là, je peur, elle dit les autres d’abord, je grotte, elle plonge trou, je surface, elle s’étire, je bancale, elle ronde, je ligne droite, elle déteste, je aime, elle s’effondre, je reviens, elle chance, je non, elle raisonne, Continuer la lecture#40jours #double | double je

#40jours #double | entre et vois

Tu sais que si tu y entres ce sera comme si tu y avais toujours vécu et que leur vie deviendra la tienne. Aucune surprise, aucune découverte, si ce n’est le faible tremblement que la nuit apporte au jour. Si tu y entres, le portail sera toujours fermé, quelle que soit ton envie de partir, et tes pas parcourront les Continuer la lecture#40jours #double | entre et vois

#40jours #38 | quand surgit le libre ?

Je marche vers moi-même et ne fais que me heurter, où est le libre ? qui pousse, écarte, grandit, tient debout, ouvre, le corps rétréci, indécis, recroquevillé. Où est le libre ? qui balaie, enlève, dépasse, trace fait surgir l’inconnu. Quand surgit le libre ? En soi, en dehors de soi | Frontière. Chez moi, en dehors de chez moi Continuer la lecture#40jours #38 | quand surgit le libre ?

#40jours #38 | nos murs

Les murs en nous dressés. Depuis nos fondations. Aux pierres bien serties depuis le réconfort de l’enfance. Avec sa tectonique du dedans. Et ses voix. Et ses silences. Et toutes sortes de tétanies. Et le trouble des rêves. Et sa terre remuée, fouillée. Et ces flux et reflux. Et ces exigences données comme un ordre. Et les pétrifications des ans. Continuer la lecture#40jours #38 | nos murs