#été2023 #04bis | Terre battue

1 – Dans la nuit de samedi à dimanche j’ai dansé le gwoka. J’ai dansé toute la nuit dans le lewoz de Philippe Badine. Il possède un restaurant qu’il a baptisé le Mahogany parce que le petit ajoupa qu’il y a planté pour recevoir ses clients à ses débuts, était adossé à un Mahogany. Ce qui a commencé comme une Continuer la lecture#été2023 #04bis | Terre battue

#été2023 #04bis | regarder le Tour

Sur la route de S. route des vacances, dans la voiture trois derrière, deux devant, nous la connaissions par cœur à force de la prendre. Au bout il y a la mer, avant il y a le marais, avant la petite ville et avant, à droite de la route les vignes qui tombent vers le fleuve, à gauche un champ Continuer la lecture#été2023 #04bis | regarder le Tour

#été2023 #04bis | 15ème jour du mois des fenaisons

Je n’ai pas encore donné d’âge à la femme assise dans la cuisine. J’ai eu tort. À ce stade du récit je ne sais plus comment poursuivre. Je délaisse ma table de travail, arpente le plancher, cherche des pistes. Les musiques du bois me guident, le paysage serré dans les fenêtres aussi. Grand temps d’en décider davantage sur elle, d’établir Continuer la lecture#été2023 #04bis | 15ème jour du mois des fenaisons

#été2023 #03bis I Sur le parvis de l’école

extrait du journal pris dans le cahier 2005 Je sais que je suis dans les temps quand je vois ces quatre femmes devant le portail de l’école maternelle Germaine Coty. Il est alors 8h45. L’école maternelle est fermée, les enfants en classe. Elles se retrouvent là tous les matins. Il y a celle du 18 rue Germaine Tillion, celle du Continuer la lecture#été2023 #03bis I Sur le parvis de l’école

#été2023 #04 | l’abr à ca…

Roule. Roule. Roule encore. Au retour vent arrière, tes jambes nues endurcies aux allers vent debout; dans le pays de sel le vent ne s’assied pas ( un vent de terre et d’eau comme une terre à Golem) : de boue ? debout ? c’est lequel quand l’eau bout ? Matins soirs : deux fois vingt kilomètres. Passer le marais en jachère; passer Continuer la lecture#été2023 #04 | l’abr à ca…

Ce que c’est de : un portrait

Ce que c’est que d’être au coin de la rue dans une rue non loin d’un croisement de rue le balcon usé au-dessus de la droguerie un panneau en diagonale et le store effilé derrière le balcon vert de gris c’est juste cet espace Dehors, des silhouettes relèvent la vision du vert de gris, la sensation du vieillot et ces Continuer la lectureCe que c’est de : un portrait

Derrière les silences mon corps

Derrière les silences, Il y a un corps Il n’y a qu’ un seul corps Derrière les silences de l’infini Il y a un corps jeté là, Il y a un corps qui entend une forme Il y a plusieurs silences  L’interstice l’espace dans l’espace par lequel un de ces silences entre pour rattraper mon corps Dans mon corps il Continuer la lectureDerrière les silences mon corps

#été2023 #03 | mélancolie

Enfermée dans la petite cuisine carrée, Maman est là, mais s’est absentée. Son corps est bien ici, posé sur la chaise, les coudes sur la table, le regard dans le vide. Elle fume. Maman ne sait plus trop ce qu’il y a à faire aujourd’hui. Peut-être bien des courses, peut-être le ménage ou le dîner, elle ne se souvient pas Continuer la lecture#été2023 #03 | mélancolie

#été2023 #04 | Je ne suis pas tombée

J’ai toujours aimé les transports en commun. Tous ces gens étrangers à eux même, embarqués ensemble dans cette machine qui berce jusqu’à vous endormir parfois. Dans un moment suspendu entre un lieu et un autre, une vie et une autre, il y a tellement de portraits, des morceaux de vie. Une femme et ses enfants. Un vieux monsieur qui compte Continuer la lecture#été2023 #04 | Je ne suis pas tombée

#été2023 #03bis | 1, 2, 3 et 4

Elle se rassied. Sourit. Retourne ses dominos laissés face contre table. Appelons-la 4 puisque c’est elle la quatrième que les autres attendaient pour reprendre le jeu (on pourrait aussi l’appeler 1 puisque c’est par elle que l’on commence mais restons à 4 c’est bien). Continuer la lecture#été2023 #03bis | 1, 2, 3 et 4