#été2023 #00 | Prologue à l’œil

Ce roman, je ne l’ai jamais perdu totalement perdu de vue. Il est resté dans la bibliothèque familiale, je ne l’ai pas emporté avec moi quand je suis parti. Il a probablement changé de place, il ne peut en être autrement, même si le souvenir de ses promenades dans les rayonnages m’a échappé. Ceux-ci ont gagné, année après année, plus Continuer la lecture#été2023 #00 | Prologue à l’œil

#été2023 #00 | Prologue

Prologue Ouvrir et entendre une voix. La reconnaître immédiatement. Pas la sienne, que j’ignorais. Mais une voix au dedans, celle qui soliloque aux heures les plus intenses de l’insomnie. J’avais vingt ans, le père me l’avait un jour tendu. Jamais il ne me parlait d’un livre en discourant sur lui, il ne me donnait aucune information sur l’auteur, sur le Continuer la lecture#été2023 #00 | Prologue

#été2023 #00 | En guise de prologue.

C’est un livre découvert tard, très après les premiers enchantements fulgurants de l’adolescence mais justement, un de ces livres capables de m’y ramener, un de ces livres merveilles dont je sais qu’ils vont m’accompagner longtemps, qui brillent d’ un éclat éminemment fragile et précieux, presque comme la vie même, dont, tout au moins, ils subliment la valeur. Surgissent au fil Continuer la lecture#été2023 #00 | En guise de prologue.

#été2023 #00 | l’amie retrouvée

M’est revenu un livre de l’enfance, deux tomes d’une édition jeunesse, Rouge et Or Dauphine. Un roman illustré. Les longues nattes blondes de l’héroïne sur la couverture cartonnée et brillante. D’où je tenais le livre ? Imprimé en 1964, peut-être qu’il m’attendait dans le garage de la maison où nous venions de nous installer, coincé entre les Delly et les Continuer la lecture#été2023 #00 | l’amie retrouvée

#techniques #06 | Le rêve de Paloma

©photo Juliette Derimay Paloma regarde le vent agiter les feuilles des arbres. Elle est en vacances et le matin, elle prend le temps de regarder par la fenêtre avant même de penser au café. Elle vient de se lever, ses pensées sont encore calmes et fraiches, neutres, prêtes pour accepter la journée comme elle vient. Les feuilles s’agitent doucement. Les Continuer la lecture#techniques #06 | Le rêve de Paloma

#été 2023 #00 | prologue, « on a du souvent vous raconter des histoires, petite ! »

Un bibliothécaire m’a surpris par ce qu’il y avait d’évidence dans son exclamation, après que j’ai eu dit des contes à une ribambelle d’enfants lors d’une nuit de la lecture au sein d’une librairie jeunesse. L’étonnement m’avait fait marmonné une réponse plutôt pudique sur mon enfance, car non ce n’est pas à l’oral que nous nous passions les histoires chez Continuer la lecture#été 2023 #00 | prologue, « on a du souvent vous raconter des histoires, petite ! »

#été2023 #00 | relire

La couverture le dit roman.C’est la lumière du soir qui m’a mis sur la voie, la route qui longe la mer. Cherchell, Tipaza, le gardien qui avait connu Camus disait il. Le mur contournait l’arbre, un sapin pas même droit. Le mur blanc de chaux, le tronc du sapin noir, le ciel, la mer, la mémoire recrée, embellit, y retourner Continuer la lecture#été2023 #00 | relire

#techniques #7 | Des chevaux sur un banc de sable

Paris – Nantes On achève bien les chevaux, lorsque le train s’achemine de Paris vers Nantes, vient un moment où il longe la Loire, cette partie-là entre Angers et Nantes, les quais petits, les lacets du fleuve et les bancs de sable, les ponts aussi, ceux que l’on devine et ceux que l’on voit, Varades, Ancenis, Thouaré, les ponts et Continuer la lecture#techniques #7 | Des chevaux sur un banc de sable

#techniques #08 | Dans les profondeurs translucides

Comme le voile devant des yeux embués comme le soir, une nuit, une fois l’absence tue comme le vent qui frappait et refrappait encore de son rythme lancinant et hypnotique les têtes là où elles touchent au ciel comme une trépanation exhibe les cliquetis des roues aveugles tournant d’autres roues aveugles comme rien n’était ce qu’il donnait à voir aux Continuer la lecture#techniques #08 | Dans les profondeurs translucides

#été2023 #00 | La mérule

Il y a ceux qui embarquent, qui ouvrent. Elle en retient, les paysages, la tension, la fiction, les personnages, les couleurs, les matières. Il y a ceux qui accompagnent. Elle en retient : la voix. C’est avec cette voix qu’elle entre en conversation, il y a vingt ans. La chaleur monte du parquet dans la salle ancienne. Le livre est Continuer la lecture#été2023 #00 | La mérule