#40 jours# 16 / où

Depuis quelque temps, je tente de saisir quelque chose par l’écriture. Un carnet dédié, y noter des horaires, précis à la minute sur des événements simples, pour pouvoir y lire un temps qui s’y dépose. C’est un combat avec le temps, mes retards, qui m’a amené à ce rendez-vous, une discussion avec un ami : parfois un horaire, un fait, Continuer la lecture#40 jours# 16 / où

#40jours #15 | divagations élucubrations

Invisible / pas de couleur sauf d’or / inconnu musique faux soupir / involontaire / spectacle laisse bouche bée / implacable / maléfique / funeste / écrire / prendre toute son énergie dedans / énumérer / nouveau mode d’évasion / nostalgie / retourner cœur / peur / faire se nouer les intestins / rêve / remplir estomac / il n’est Continuer la lecture#40jours #15 | divagations élucubrations

#40jours #20 | échapperait au temps

donnait un fleuve, des voies ferrées, donnait le départ, donnait le jour à la nuit, prenait le temps, ouvrait des brèches, des parcs, des buttes, des salles obscures, des repères, des marches, travaillait les ombres, abritait des amoureux sous portes cochères, donnait l’insaisissable, donnait l’ivresse des pavés, renouait l’âme, donnait raison, effaçait les traces, donnait des mots inutiles des corps Continuer la lecture#40jours #20 | échapperait au temps

#40 jours #19 | Samuel m’a tuer

Aussi bizarre que cela puisse paraître, il est envisageable que l’on puisse se jeter sous les roues d’un train imaginaire. Histoire de ne pas rester bêtement sur le quai. Cela ne dérange personne, n’implique personne, ne retarde personne. Ce train n’existe pas. Il n’avait aucun passager. Il allait nulle part. Je l’attendais pour rien. Codicille : La fragilité, les déficiences de Continuer la lecture#40 jours #19 | Samuel m’a tuer

#40 jours #18 | retour ne ment

Ni rails, ni quais. Niquée la gare. Même plus de plaque tournante. Les vieilles machines ne peuvent plus faire face au retour. Existe-t-elle seulement la gare de cette ville qui n’existe pas dont même les vestiges rouillés disparaissent ? Une ombre sur le sol écrasé de lumière. Il y a bien un homme qui attend quelque chose. Son train. Pour rentrer. Rentrer Continuer la lecture#40 jours #18 | retour ne ment

# 40 jours # 20 | Ce que tu

Vieux rêve avec la phrase moyeu intacte ils veulent encore du pain mais c’est une roue il ne faut pas passer trop vite le plateau ce que tu réponds c’est quoi ce que tu donnes c’est couru d’avance la roue boomerang tu vois ce que tu tellement  tu reçois  tu  revois et puis quoi encore on te renvoie quelque chose Continuer la lecture# 40 jours # 20 | Ce que tu

#40 jours #16 | En terrasse s’il fait beau, derrière les vitres s’il pleut.

Écrire dehors, c’est à dire pas chez soi. Se porter, soi, au milieu de la ville et donc un peu au milieu de la foule aussi et tenter de s’en isoler pour mieux les regarder l’une et l’autre ou pour mieux se percevoir soi même dedans. C’est sur qu’on perçoit mieux un mouvement dès qu’on a fait un pas de Continuer la lecture#40 jours #16 | En terrasse s’il fait beau, derrière les vitres s’il pleut.

#40jours #19 | Urgences

Après la chute nocturne, c’est là qu’elle a été transportée. Passer du nord au sud pour espérer la voir. Structure hospitalière dans la ville où tu as été lycéenne il y a longtemps. C’est étrange : jamais à l’époque tu n’avais remarqué l’hôpital. L’homme de l’entrée en deux gestes brefs indique port du masque et gel dans le flacon. Ensuite, le Continuer la lecture#40jours #19 | Urgences

#40jours #15 | prisme

subitement c’est pratiquement ça à portée de main quasiment là dans la vitrine et pourtant partout autour le rond dans l’eau oui peut-être mais où je cueille ça sans les mains sans qu’elles se rejoignent quand et là il n’y aurait plus ça c’est ça ça disparaît s’effiloche en fleur de fugue c’est bien plus loin que loin c’est distant Continuer la lecture#40jours #15 | prisme

#40jours #20 | la chasse

Je ne veux pas aller là. Pas y aller. Parce que je veux m’asseoir, puis m’allonger pour ne voir que le ciel, un instant fermer les yeux. Depuis le banc de Camden Town, le design des mobiliers urbains de l’architecture hostile ose tout. Dans tous les lieux de la ville, dans les ruelles de ses quartiers anciens, dans le grand Continuer la lecture#40jours #20 | la chasse