#boost#03/ Tante Sybille (suite #00,01, 02 )

A l’aube, à l’heure où le soleil a peine à se lever, tante Sybille doit venir me chercher à la gare de Lyon. Tante Sybille est la sœur de ma mère. Elle habite Paris, a dû venir nous voir quelques fois quand j’étais petite. Maman me dit qu’elle me connaît bien, mais moi, je ne me souviens pas de cette Continuer la lecture#boost#03/ Tante Sybille (suite #00,01, 02 )

#Boost#03 « Qu’avez-vous fait la semaine dernière ? »

« Qu’avez-vous fait la semaine dernière ? » réponse attendue lundi soir avant 23 h 59 (heure de la côte est).Il ne faisait pas beau, j’attendais les vacances, j’étais encore très perturbée par un échange avec ma nièce, ma fille était sous la tempête de neige à Montréal, j’ai repris l’exploitation des archives du conseil général de ma commune de l’an 3 et de l’an Continuer la lecture#Boost#03 « Qu’avez-vous fait la semaine dernière ? »

# boost #3, Jeanney, la peur en l’autre|Écorchée vive

Elle, dans l’entre-deux des jours avec et des jours sans. De jours normaux et de jours de désordre. Avec ces signes d’alerte qu’il fallait repérer très vite pour ne pas sombrer. Alors peur de trop de fatigue, d’une dépense physique ou mentale trop intense. Peur de la survenue dans le bas du crâne d’une migraine. Peur d’une névralgie nouvelle qu’il Continuer la lecture# boost #3, Jeanney, la peur en l’autre|Écorchée vive

boost #01 | terre à écrire

ST1 Et l’eau de la rivière grosse et grasse de boue collante au sol et argileuse charrie cailloux et roches, branches et troncs dans un magma de terre ocre que rien n’arrête sur son passage, pas même bêtes et hommes. Après le passage, sol spongieux devenu vase de terre après les pluies diluviennes ST2 Motte de terre égarée sur la Continuer la lectureboost #01 | terre à écrire

boost #00 | un bout du monde

15°59’05″N 61°43’10″W 6 m Un vieux fauteuil défoncé sous un carbet au milieu d’un carré de béton approximatif, délimité par quatre poteaux en bois gravés, par endroits, de mots et de chiffres, et son toit de tôle verte. Des baraques en tôle, – et que ça frémit, et que ça tambourine et claque dans les pluies et les grands vents, et Continuer la lectureboost #00 | un bout du monde

#boost #03 | silence

Elle parle. Elle parle. Elle dit. Elle récite. Elle clame. Elle déclame, elle scande. Elle bavarde. Elle potine. Elle ne médit pas. Ni ne dénigre. Elle critique. Elle tempête. Elle crie. Si elle jure c’est plutôt contre elle-même – je dirais contre sa peur : j’extrapole ? Elle parle. Elle dit. Elle se couvre de mots. Les siens. Ceux des autres. Continuer la lecture#boost #03 | silence

#boost #02 | Métal verre opaque

Porte de métal-verre opaque qui ouvre le hall de l’immeuble à repousser bien fort de deux bras mains front tandis qu’au sol naissent de longues diagonales de pavés de grès blancs. Claque la porte ouverte du couloir sur l’ouverte des toilettes et au fond l’ouverte aussi de leur chambre. Entre un bureau meublé de meubles de cabines un hublot face Continuer la lecture#boost #02 | Métal verre opaque

#boost #03 | Christine Jeanney, la peur en l’autre (& Yoko Ono)

_ rappel : le sommaire général du cycle et ses vidéos;_ les récaps et PDF des précédentes propositions;_ la page Patreon avec les docs d’appui;  • Principe de ce cycle #boost : réexplorer de l’intérieur les cycles thématiques de Tiers Livre (plus de 250 propositions en ligne avec vidéo depuis 9 ans…) mais pour expérimenter, inventer, et surtout partager. Chaque atelier est ouvert Continuer la lecture#boost #03 | Christine Jeanney, la peur en l’autre (& Yoko Ono)

#boost #02 | qui s’effacent

La porte essoufflée prend son temps caresse en couinant le carrelage du couloir bute à droite sur le meuble à chaussures la petite coupelle à clef les deux portes fermées il aime les portes fermées. Au rez-de-chaussée les portes contreplaqués sombres sonnent creux. Poignée fraiche et bavarde table Formica café au lait ras du bol fume entre ses grosses mains Continuer la lecture#boost #02 | qui s’effacent

#boost #02 | portes (la fabrique des rêves)

enfant il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d’un mur dans la cage d’escalier que rien ne laissait deviner que j’étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d’être petite de l’extraordinaire d’un mur qui s’ouvre de la profondeur des espaces qui s’ouvraient à Continuer la lecture#boost #02 | portes (la fabrique des rêves)