#anthologie #04 | Habiter

1 Les déménagements apprennent à ne pas prendre la maison comme le foyer. Le foyer devient la famille, les visages familiers qui déménagent ensemble et qui remplissent chaque nouvelle maison. 2 L’espace habitable s’accroît à chaque déménagement. La blague devient : « un jour on habitera un palais. » 3 Déménagement numéro … Pas de visage familier. Chambre de bonne dans un immeuble Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter

#anthologie #05 | Quand on veut

#Anthologie#05 : Quand on veut Je suis parfaite. Je ne le dis pas parce que ça ne se dit pas, j’ai de la tenue. J’ai programmé la naissance des enfants j’ai pris un mari d’une meilleure classe sociale on a construit le nombre de chambres avant de faire les enfants puis on a fait les enfants pour les mettre dans les Continuer la lecture#anthologie #05 | Quand on veut

#anthologies#05 vous êtes une fille Godard !

Pas grand monde au camping de Faux la montagne à la fin du mois de juin. Juste une caravane  dételée à côté d’un pick-up 4×4. J’engage la conversation, cela m’intéresse les travailleurs qui logent dans les camping. Sur le plateau de millevaches, il y a plus d’arbres que de vaches et beaucoup d’eau cette année. Tellement d’eau qu’il vaut mieux Continuer la lecture#anthologies#05 vous êtes une fille Godard !

#anthologie #04 habiter, c’est politique !

Dans le livre « la précarité en col blanc : enquête sur les agents immobiliers » Lise Bernard relate ses dix ans d’enquête. Lise Bernard est sociologue au CNRS et son livre très sérieux est publié aux PUF. L’agent immobilier peut exercer sans aucun diplôme et gagner beaucoup d’argent ou pas du tout. Deux moyens triviaux pour obtenir les mandats de vente Continuer la lecture#anthologie #04 habiter, c’est politique !

#anthologie #05 | le François qui ne fut

Quant eus onze ans assurance se conforta en moi que la vie ne m’intéressait pas. Il est un âge où vient petite rancune contre ceux qui vous ont fait, rancune attendrie, tenacement muette.  Attendrie par la lecture répétée aux jours d’écoeurement de la lettre écrite en février ou mars 1942 par notre père au François qu’il attendait comme aîné et Continuer la lecture#anthologie #05 | le François qui ne fut

#anthologie #05 | jeune homme

Vous étiez comme moi j’ai été : jeune homme devant la vie qui nous restait. Je n’avais aucune idée de ce que ça allait être, vous vous en aviez une, vous avez su ce soir-là ce matin-là que ce serait un vide incommensurable une douleur prévisible. je suis ici vous n’y êtes plus, jeunes hommes depuis votre geste depuis la Continuer la lecture#anthologie #05 | jeune homme

# Anthologie. # 05 | Esseulé.

Je suis encore affalé dans le canapé à ne rien faire. je vais manger la soupe et après télé. Quand je suis comme ça, je me mets à penser à la fuite, au départ. Et après j’ai honte, je ne me reconnais pas. je voudrais être dégagé, mais dégagé de quoi, d’une nostalgie toujours là. Je n’en ai jamais parlé, Continuer la lecture# Anthologie. # 05 | Esseulé.

#anthologie#5 | danse transe

je marche par tous les temps, parfois je cours, je ne m’arrête jamais jusqu’à trouver un nid pour y passer la nuit, je ne sais plus qui je suis ni d’où je viens, j’ai traversé des villes et des campagnes et franchi des frontières jusqu’à me mettre dans cet état, je suis né loin au Nord dans un pays dont Continuer la lecture#anthologie#5 | danse transe

#anthologie #05 I derrière la façade

J’ai une façade. Je suis une façade. J’ai troqué mon corps contre une façade. Le soir, quand les chauves-souris sortent à l’ombre et batifolent au milieu des moustiques retardataires, moi, je sors ma façade, dans un chariot de supermarché que je pousse devant moi. C’est un produit frais, avec date de péremption – le lapsus étant de rédemption – consommable Continuer la lecture#anthologie #05 I derrière la façade

#Anthologie #04 | Pro domo

1. C’est la radio qui réveille l’enfant, ou peut-être l’odeur brusque de l’essence. La veille au soir le père l’a couchée dans le lit déplié derrière le siège conducteur, le matelas remplit tout l’habitacle. Le camping-car a démarré dans la nuit, elle n’a rien vu elle vivait dans ses rêves, dans les plis de la liberté promise. Voilà on y Continuer la lecture#Anthologie #04 | Pro domo