#L8 | Sortie de tunnel

C’est une déambulation qui pourrait se fondre dans un songe d’été après une sieste trop longue, où l’esprit flotte tamponné entre plusieurs réalités, alourdi par la tension du retour, une longue avancée entre des motifs jaunes, rouges, verts, orangés, des répétitions et juxtapositions de lignes, de points, de trames, à hauteur de taille ou juste au-dessus de la poitrine, un Continuer la lecture#L8 | Sortie de tunnel

#L7 | carnet du 8 août 2021 au soir

43. Finalement parti sur La part du feu de Blanchot. Ai retrouvé les pages de Sartre sur la fumée, le tabac, dans le pavé de l’Etre et le néant. Servira sans doute pour le rapport à la cigarette. 44. Visionné la proposition 8 de François. L’idée de la musique, du lyrisme, m’a immédiatement amené à visualiser l’arrivée de mon père Continuer la lecture#L7 | carnet du 8 août 2021 au soir

#P7 – Forêt sans soleil

La chambre d’hôtel douillette aux allures écossaises s’ouvre sur une mince et haute terrasse pavée de dalles gravillonneuses aux nuances sableuses. Une petite table de bar avec deux chaises en paillage plastique crème attendent sous la pluie que quelques fesses viennent se poser sur elle pour admirer la futaie au Sud ou de l’autre côté le versant ouest de la Continuer la lecture#P7 – Forêt sans soleil

#P7 se déploie la vallée

De la baie qui ouvre sur la vallée, effectuer un plan large sur celle-ci, un peu en plongée. Elle se déploie en une étoile qui suit les cassures des cours d’eau. Failles invisibles à l’œil, mais présentes, qui se laissent deviner par un mouvement de terrain, une élévation soudaine, un creux imperceptible, une ligne d’arbres ou une barrière de roches. Continuer la lecture#P7 se déploie la vallée

La fabrique: Petit fondamental à lire et relire avant de danser à voix haute

L’esprit du texte, c’est le souffle donné par toi, lecteur : l’action de ton haleine qui soulève les mots, trouve le mouvement, l’émotion, rassemble les pages, les nage, redonne vie aux lettres mortes et fait du livre un seul corps dansant. L’esprit du texte, son souffle, est une réalité matérielle invisible et très concrète. (….) « L’esprit respire. » Voilà Continuer la lectureLa fabrique: Petit fondamental à lire et relire avant de danser à voix haute

#L7 | petits cailloux

« et que vivants sommes, nous, les fantômes des morts », Milène Tournier J’avais écouté François, j’avais pris la précaution de retirer de mes poches les petits cailloux, quand la première consigne est tombée j’arrivais à Erbalunga, comme je n’invente pas grand-chose, « Elle » est arrivée comme moi à Erbalunga. Je pensais que le lieu ferait surgir une fiction, Continuer la lecture#L7 | petits cailloux

#L7 | carnet du 8 août 2021

08/08/2021 Il s’agit vraiment d’écrire malgré le silence. Celui que la langue m’impose dans ses nécessaires blancs linguistiques ( la ronde, les deux blanches ; Miles Davis disait « enlever des notes »), celui qui m’est imposé par l’histoire familiale et nationale. Le silence en particulier, que j’ai méchamment laissé s’installer, ce jour où mon père, déjà malade et se sachant condamné, Continuer la lecture#L7 | carnet du 8 août 2021

#L7 Trappes

En plein chantier. Pour de vrai, mes journées entières à poser du placo et scier des planches. Porter. Déplacer. Tailler. Visser. Jointer. Poncer. Peindre. Donc, écrire, c’est tôt le matin au petit-déj’. Le jour les idées maturent tranquillement. Pas le temps d’y penser. L’impression de livrer le texte pour l’oublier immédiatement. De la rencontre. De l’entretien. De comment j’ai appris. Continuer la lecture#L7 Trappes

#L7 | Sous les pirouettes, Héraclite

Mais où donc avais-je la tête ? Et comment l’on se retrouve la tête à l’envers, pendu par les pieds, entravé par les tisses imaginées sans comprendre qu’elles nous mettraient en cage, forcément, à force de tirer dessus. L’écriture est un ridoir. Et s’oublier dans l’épissure n’est pas la voie la plus pertinente. Un livre, un truc, un fleuve L’idée Continuer la lecture#L7 | Sous les pirouettes, Héraclite

#P7 | Le marais

La conche présente un tracé rectiligne. De-ci delà, de petites ondulations discrètes animent la surface de l’eau. La lumière se fragmente et se déplace au gré du vent. Les troncs noirs, puis bruns s’éclaircissent sur le côté, là où la lumière, pénètre à travers les branches pour frapper l’eau. Frapper ? Non : oindre. Par endroit, un mélange d’huile et Continuer la lecture#P7 | Le marais