#40jours #40 | fugitive beauté

C’est une vie à travers des souvenirs, une vie de travers aussi, une traversée entre des lieux, des gens rencontrés, aimés, perdus. C’est Marseille, l’enfance, je pourrais en écrire encore et encore, C’est fait d’ailleurs pour une grande partie dans l’hommage à ma grand-mère maternelle, Curieusement l’âge adulte en cette ville est escamoté. Oublié ? Perdu ? Nié ? Y Continuer la lecture#40jours #40 | fugitive beauté

#40#39 Le tram Le 31

Ma mallette, je l’avais préparée avec soin, dedans : mes crayons, un cahier, mes barrettes, Croc Blanc, un mouchoir brodé, le dessin que j’offrirai à ma grand-mère. Ma mallette attendait le départ. Demain matin, en ce premier jour des vacances d’été. Ma mallette, je la fixais du regard, je n’avais rien oublié ? Je luttais contre le sommeil, je me Continuer la lecture#40#39 Le tram Le 31

#40jours #double | les autres Finistères

Sein, je reviens vers Toi, tu m’étonnes à nouveau. Posée sur l’océan, « comme crêpe de dentelle » dit-on parfois, minuscule, 2 kms en ta longueur, et là justement en ce resserrement de toi où j’écris, langue de terre d’une trentaine de mètres, les jours de tempête, de grandes marées, les vagues te submergent, tu disparais. Toi, presque rien, un Continuer la lecture#40jours #double | les autres Finistères

#40jours #37 | à la toute fin du Finistère

Les anciens d’elle disaient : « Qui voit Sein, voit sa fin ». Ils racontaient les naufrages, les bateaux éperonnés sur les récifs, les marins engloutis, le village peuplé de veuves et d’orphelins. Avant ma fin, j’aimerais la revoir. Je la revois en pensée cette île du bout du monde, battue par les tempêtes, balayée par le vent.. Lovée au Continuer la lecture#40jours #37 | à la toute fin du Finistère

#40jours #38 | aux confins de…

Frontières limites bornes confins ? Pays territoire lieu ? Et si on les faisait sauter, les frontières, entre nous les humains, tout simplement pour commencer dans notre ville, notre village, notre quartier ? C’est bien le même air, c’est bien la même terre, mais c’est vite différent, dérangeant à deux pas de chez moi. Un exemple tiré de mon quotidien Continuer la lecture#40jours #38 | aux confins de…

#40j#36 Dans le cimetière imaginaire

Ce cimetière imaginaire qui contient en lui tous ceux des Hautes-Alpes, j’aime pousser sa grille, m’y promener, sillonner ses travées. Il est un livre ouvert qui me permet de comprendre un pays, de connaître son âme, celle de ses protégés, de les rencontrer. Adolphe sifflote dans son cercueil, il imite le chant des mésanges, tsi, tsi, tu. Il insiste : Continuer la lecture#40j#36 Dans le cimetière imaginaire

#40jours #35 | Guillestre Guil l’estre La fenêtre du Guil

Dans notre village, pour répondre à la demande de ceux qui veulent quitter les grandes villes, des maisons apparaissent dans des lopins de terre, réduits souvent. Dans la commune un projet urbain a été défini et réglemente l’occupation des sols. C’est le PLU. Non, pas plu-s d’espace pour construire, mais au contraire exigence de petites parcelles et de préférence des Continuer la lecture#40jours #35 | Guillestre Guil l’estre La fenêtre du Guil

#40jours #34 | samedi 31 juillet 2021

Samedi 31 juillet 2021, 10 h du matin La grande place de Châteauroux (les Alpes), la bouquinerie Rions de Soleil me fait face. C’est une grotte pleine de merveilles, rayons couverts de livres chinés à travers le département – et plus loin encore –, une ouverture sur l’ailleurs, un labyrinthe. Pour moi, un lieu de rencontre. Hier soir, S.C. et Continuer la lecture#40jours #34 | samedi 31 juillet 2021

#40jours #33 | inquiétude effroi désarroi

Arrêté préfectoral, interdiction d’arroser les jardins de 9 à 19 heures, de laver les voitures… Le lac de Serre-Ponçon est à un niveau historiquement bas pour un début de juillet. Sécheresse. Manque d’eau à venir. Effroi Rumeur : un homme est décédé, enlisé dans les sables mouvants de ce même lac. Plages interdites. Effroi. La Russie aurait kidnappé plus de Continuer la lecture#40jours #33 | inquiétude effroi désarroi

#40j#32 En moi, cachées, des villes

Fenêtres ouvertes sur les rues de Montedido, les marchands ambulants appellent : olives, poissons, eau… et le vent de la mer La jeune fille au balcon, le quartier chaud d’Alger, les femmes sur les terrasses, les militaires dans les rues, la ville tue Tu me tues, tu me fais du bien, tu n’as rien vu à Hiroshima, j’ai tout vu, Continuer la lecture#40j#32 En moi, cachées, des villes