#enfances #lire&dire | L’Heure de goûter (ou comment faire l’enfant) – 9

notes en #09 Texte notes en #08 Texte 8.1 Texte 8.2 Texte 8.3 notes en #07 Texte 7.1 Texte 7.2 notes en #06 Texte 6.1 Texte 6.2 Texte 6.3 notes en #05 Texte 5.1 Texte 5.2 Texte 5.3 6 | Murobiotes : le rouge, le noir | photopersos © Will | 20231121_112210, 20231121_112336 notes en #04 Texte 4.1 Texte 4.2 Texte Continuer la lecture#enfances #lire&dire | L’Heure de goûter (ou comment faire l’enfant) – 9

#enfances #00 | pêcheur

Va chercher ta bouée, il a dit. Courir au parasol bleu, se dépêcher pour vite les rejoindre dans l’eau. Pas l’amie de sa mère près du parasol, plus loin un autre parasol bleu, le sien, trottiner jusque-là, dans le sable mouillé un château, attendre la prochaine vague pour voir la douve se remplir, marcher dans le sable chaud, entre les Continuer la lecture#enfances #00 | pêcheur

#enfances #00 | les manèges

Du rouge. Du jaune. Des couleurs qui crient. Des machines qui tournent, sautent, balancent, grincent, déraillent. Bruit, cris, musique tonitruante. La petite fille tourne sous le soleil, au milieu des manèges, au milieu de la foule. Petite silhouette joyeuse, écrasée par les tours métalliques qui montent au ciel, les toboggans en vagues, les balançoires géantes. Les parents déambulent tranquillement dans Continuer la lecture#enfances #00 | les manèges

#enfances #00 | Ambivalences

Au milieu des collines, des arbres, des ruisseaux, elle explore le poche intérieure de son blouson, parfait elle ne l’a pas oubliée, elle est rassurée, si elle se perd elle n’a pas de cloche pour signaler sa présence et on ne la retrouvera pas, et c’est ce qu’elle veut se perdre, s’éloigner, prendre son envol, la laisser loin la maison, Continuer la lecture#enfances #00 | Ambivalences

#00, prologue_fraise des bois

Une bouche de fraise s’égare sans conscience au bois engloutit                 quenottes blanches sur cris d’effraie une robe tachée de rouge petite fille repue                        les poils doux du chien bleu transpercent les parents d’inédit        ça luit                   n’oublie pas pourtant rien que la substance des mots qui racontent ce qui n’existe plus

#enfances #00 | Les jumelles

La lanière autour du cou, une main de chaque côté pour la stabilité, et pour bien les tenir, l’index sur la molette pour faire la mise au point et les yeux bien collés au milieu des œilletons. Les jumelles, il les a eues pour Noël, alors, faire bien attention, suivre les consignes de son père qui a fini son petit discours Continuer la lecture#enfances #00 | Les jumelles

#enfances #00 | perdue dans le couloir des chambres

Debout, brûlante dans sa chemise de nuit trempée à essayer de se repérer dans le noire de quel espace, de quelle chambre, de quelle pièce. Depuis combien de temps fixée là, 1 2 3 soleil, à attendre la reprise du mouvement. Elle fait disparaître sa respiration à l’intérieur de son ventre, poitrine collée au dos toute à l’écoute de la respiration Continuer la lecture#enfances #00 | perdue dans le couloir des chambres

#enfances #00 | noyée dans le blanc

Perdue. Seule dans le froid et du blanc à perte de vue. Sapin à droite équivaut à sapin à gauche. Tous les sapins se ressemblent. Le blanc ressemble au blanc et elle est noyée dedans. Ce qui monte au ventre : la peur. La pente est verglacée. C’est au moins une noire, se dit-elle. Peut-être vaut-il mieux descendre en escalier, en Continuer la lecture#enfances #00 | noyée dans le blanc

#enfances #00 | Paris

Paris est grande. Paris est grise. Paris se présente sous de multiples identités : Elle est Lachaise, elle est l’Etoile. Elle est Victor Hugo, elle est Montaigne, elle est Gide (quelle imposture ! Ils sont tous morts ! Mais ça, apparemment, Paris s’en fout). Paris revient de Rivoli et jardine à Luxembourg. En réalité, Paris ne s’assume pas. Elle englouti les gens, les Continuer la lecture#enfances #00 | Paris

#enfances #00 I Jouissance

C’est la route. On dit la rue. Pourtant la route. Elle monte en côte vers la maison. La maison a un grand portail. C’est un portail blanc. Mais la nuit, il perd ses couleurs. Ils sont a mi chemin. Les grands. Ils montent. Ils prennent la côte. Sur les poteaux des réverbères, souvent il y a des chewing gum. Et Continuer la lecture#enfances #00 I Jouissance