#été2023 #03bis | Origami

Comment comprendre où l’on va si l’on ne sait pas d’où l’on vient. Comment comprendre la simplicité d’où l’on vient si l’on ne peut pas comprendre la simplicité des plis d’un origami. Silence Jean-Marc CECI, Monsieur Origami,Folio Gallimard Tirée à quatre épingles ! Ce qu’Elle, la sœur, imagine, à tort  probablement, pour l’instant : la maison idéale n’a pas bougé dans Continuer la lecture#été2023 #03bis | Origami

#été2023 #03bis | le quatuor sur la terrasse

Ils étaient quatre, quatre isolés de ces gens verre en main dans ce jardin, ou plutôt les zones de ce jardin, quatre qui semblaient en dehors. Et comme ils étaient quatre qui semblaient en dehors, se sont retrouvés tous les quatre sur un coin de terrasse au dessus de la tente du buffet, des buissons de fleurs et des gens Continuer la lecture#été2023 #03bis | le quatuor sur la terrasse

#été2023 #02bis | De la porte de bois à la porte d’ivoire

On ne circule pas en voiture au début du XXe siècle dans un village de montagne en nid d’aigle. On apprend à marcher ou plutôt à grimper (afin d’éviter la côte, j’en connais aujourd’hui qui sortent un véhicule pour franchir deux cents mètres). Il faut quand même garder quelques forces pour pousser la lourde porte en chêne qui sépare de Continuer la lecture#été2023 #02bis | De la porte de bois à la porte d’ivoire

#été2023 #02 | carte postale : Aulon, début XXe siècle

La maison aujourd’hui offerte à tous les regards, construite en contrebas sur le flanc sud qui vise la sapinière, était autrefois entourée de murailles et fermée par un porche avec un grand portail d’entrée. Le climat, l’altitude imposent les rigueurs de la construction ; l’épaisseur des murs, l’étroitesse des ouvertures concentrées au sud, les plafonds bas, le nombre réduit de pièces. Continuer la lecture#été2023 #02 | carte postale : Aulon, début XXe siècle

#été2023 #03bis | Quatuor

Ils sont quatre, quatre ils sont. Papa maman la fille le garçon maman le garçon la fille le papa papa maman la fille le garçon la fille la maman le garçon le papa le garçon l’homme la fille la femme, ils sont quatre, quatre elles sont. Et ça s’aime dans tous les sens papa maman maman la fille le garçon Continuer la lecture#été2023 #03bis | Quatuor

#été2023 #03bis | Les alités

Les actifs ont rarement le droit de rester seuls. Après le déjeuner, certains vont dans la cour-jardin et la parcourent dans tous les sens ou se couchent par terre et dorment, d’autres s’assoient en petits groupes et attendent en silence. On vient me rappeler que c’est mon jour d’aller voir les alités. Ceux-là sont toujours seuls, sauf à certains moments Continuer la lecture#été2023 #03bis | Les alités

#été2023 #03 | Matecados

La voilà sur le palier, en face de sa porte à elle, il y a la porte de Olga.  Olga est un peu plus grande qu’elle. Elles vont ensemble à l’école. Le chemin le plus court pour l’école, c’est celui qui descend à travers le terrain vague. Ce n’est pas un vague terrain, c’est un terrain plein de broussaille qui Continuer la lecture#été2023 #03 | Matecados

#été2023 #00 | Prologue

J’avais fait une belle pile sur ma table. Une pile qui en jetait, un tas de livres qu’on est fier d’avoir terminé comme si on les avait écrits nous-mêmes. On les ressort en fin de soirée ces livres-là, pour les recommander aux amis, avec un battement confiant des paupières ; c’est génial. Pour chaque marque-pages en plastique qu’on aura posé, la Continuer la lecture#été2023 #00 | Prologue

#été2023 #03 | des mots qui lui viennent

On dit qu’Anne-Marie est née en deçà des monts, qu’elle connaît tous les chemins alentours, celui de Sant Agostino, au bout duquel il y a les ruines de San Pancrazio où elle aime se cacher. Juchée sur un tas de pierre, elle fouille le vallon et le ciel, scrute l’horizon, observe la métamorphose des nuages, leurs ombres sont comme des Continuer la lecture#été2023 #03 | des mots qui lui viennent

#été2023 #03 | La vie de tous les jours

Le 10 avril part sur les traces du 17 novembre. Il a beaucoup de retard. Il part avec du retard. D’ailleurs, il ne cesse d’en prendre. Cela est parce qu’il s’écrit. Le 10 avril s’écrit. Et peut-être est-ce, d’une certaine manière, de l’avance, qu’il prend. Notre temps avance dans tous les sens. Cela s’appelle exploser. Ou expansion. Continuer la lecture#été2023 #03 | La vie de tous les jours