#boost #11 | tranchée

Nous eûmes à la gorge ce nœud de salive noire, un vent de cendre gagnait la place: le bruit aussi nous alerta, un feu invisible crépitait, il crevait le silenceIl y eut cette détonation suivie d’un jaillissement d’étoiles qui retombèrent en pluie , elles semblèrent fondre Nous basculâmes dans une boue de bras, de rats, de viscères, d’os ; des Continuer la lecture#boost #11 | tranchée

#Boost de #00 à #10

0. Le bout du môle avait le goût des promenades rallongées.
1. La terre colle, la terre adhère
2. La porte de l’enfance est plate et la clef
etc. Continuer la lecture#Boost de #00 à #10

aller, aller, là-bas, plus loin, au-delà, se hâter..

  #boost #10 | La vie comme énigme Aller à contre- courant, où vont les fleuves indomptables, sournois et majestueux… Aller , ignorant leurs grâces qui vous détourneraient sans remord, jeu du chat et de la souris, éternels recommencements. Le chasseur connait sa proie, sa patience feinte épuise. Ruser encore. Le temps est compté. Aller, aller , plus vite  Aller, l’œil Continuer la lecturealler, aller, là-bas, plus loin, au-delà, se hâter..

#boost #00 à #10 | traversées, hiver & printemps 2025

#00 plage des Fées#01 crisse marmonne craquèle#02 presque le soir sans doute#03 sa vie même#04 et qui sourd en soi#05 et c’est ici que la rage invisible#06 ainsi marquée#07 il n’y aura qu’une peur#08 traversées du temps#09 une vraie minute#10 aller aller #00 bout du monde Plage des Fées 47°07’05’’N2°10’01’’W Ici c’est la mer qui commande, commande la terre et Continuer la lecture#boost #00 à #10 | traversées, hiver & printemps 2025

#boost #10 | Saint John Perse | ici et là

Ici Codicille, et là, la refonte des histoires ; en brassée d’ombres, dans le cri – gorge fendue de la terre – une porte qui s’ouvre telle une tête en un crâne dressé contre le vent noir de l’effacement, elle se tient là, face à la peur de l’inexistence partie à la recherche de l’étincelle première : le verbe et la lever Continuer la lecture#boost #10 | Saint John Perse | ici et là

#boost 10# la femme parachute se pose et pleure

Aller va, où se faufilent les courants d’air Souffles fantômes par qui les âmes voyagent Va t’engouffrer dans le renversement tête en bas, Et explore l’enfer du dedans, remontée acide Aller va, suis l’envol de la femme parachute Elle se pose, doucement, là où s’arrête le Sirocco A grandes enjambées, avance, tête contre le vent Là-bas, missiles et roquettes se Continuer la lecture#boost 10# la femme parachute se pose et pleure

Boost 9 # Kafka minute # Ce moment sans qu’on sache comment où le courage revient.

Je suis là quelque part – Je marche péniblement – avec effort – je pèse une tonne – Nuit ou jour je ne vois rien de l’endroit où je marche – Assis ou allongé je ne verrais pas mieux – Je ne regarde pas dehors – Que regarderais je ? – Il y a à l’intérieur beaucoup plus préoccupant – Continuer la lectureBoost 9 # Kafka minute # Ce moment sans qu’on sache comment où le courage revient.

#boost #10 | pilotage automatique

Aller ! où avant trouver l’arbre plein champ enfants pendus aux branches toutes si basses dans ce présent qui te courbe Aller ! où nos vies glissées en terre voir les volets peints vert sur vert même la porte entendre d’autres voix aux fenêtres qui te font mal aux dents Aller ! au bout de la jetée vers le phare en Continuer la lecture#boost #10 | pilotage automatique

#Boost # 10 | force 10

Aller ! Encore une fois, accourir. Là où se trouve l’espace-même, celui qui ne s’atteint qu’en franchissant l’innommable, ou l’indicible, selon l’endroit où tu te trouves. Et tu n’en reviendras pas. Pour ne pas perdre pied, marcher vers la rive où se tient celle qui attend son heure ou la tienne, c’est la même, celle de la parole donnée, engagée Continuer la lecture#Boost # 10 | force 10

#les mardis#1er avril# Rimbaud

Version 1, présentée en atelier. Sous une verrière de feuilles court le chemin — Dans la chaleur de l’été l’écorce exhale un étrange parfum — Lumière de juin ! — Quelque part dans les ramures entremêlées des yeux furtifs suivent attentivement le moindre intrus qui passe — Des arbres se dressent, fièrement ancrés dans cette étoile des sept chemins — Un murmure apeuré se fond dans l’ombre des branches courbés au Continuer la lecture#les mardis#1er avril# Rimbaud