# Photofictions #02 | De temps en temps

Ici le proche des yeux n’est pas le proche des pieds. Pas de grandes étendues par où perdre la vue, pas d’horizon courbé. Ici, la peau de la terre est faite de pierres, de forêts, de montagnes. Ici le proche des yeux est bien loin pour les pieds tandis que le proche des pieds restera bien souvent, invisible pour les Continuer la lecture# Photofictions #02 | De temps en temps

#photofictions#03 (2) | des voix pour une image  

C’est la terrasse d’un rade sur le port à Toulon: les chaines d’amarrages dans les nappes d’huile, les algues vertes, la mousse… des pointus et des yachts… de l’autre côté du port le ferry fume, un jaune à tête noire; quelques goélands. Des corps et des bagages loin. Au bar des rugbymans (derrière il y a le grand stade), c’est Continuer la lecture#photofictions#03 (2) | des voix pour une image  

#photofictions #03 | le jardin du Luxembourg

Elle dort, à demi-allongée, jambes repliées (ces fœtus étranges, semi-lunaires, des clichés d’échographies) – sous le noir du pantalon et le luisant de la peau des flocons cotonneux et réguliers capitonnent le bleu clair des chaussettes aux bonhommes de neige. c’est au Luxembourg – pas le pays, mais dans la ville – le jardin – ou ce qu’il en reste Continuer la lecture#photofictions #03 | le jardin du Luxembourg

#photofictions #02 | fin de voyage

Tu descends dans la cuisine et prépares du café. Tu écoutes les informations à la radio en respirant l’odeur du liquide noir, la météo, le tirage du loto. Tu laves la tasse avant de partir. Tu sors la voiture du garage plus tôt ce matin, tu as une course à faire avant d’aller au bureau. Son cul ! Son cul Continuer la lecture#photofictions #02 | fin de voyage

#photofictions #03 | photographier l’autre.

Photographier une peinture de visage plutôt qu’un visage, sans doute moins perturbant. Photographier les autres, l’autre. Ce que cela produit. Il n’y a rien de naturel. Peut-être s’en aperçoit-on moins dans un cadre familier ou familial. Tant que l’on entretient encore cette croyance envers le familier. Mais tout de même. Braquer l’objectif d’un appareil photographique sur l’autre, le viser, le Continuer la lecture#photofictions #03 | photographier l’autre.

#photofictions #3 | les images que l’on ne peut effacer

La scène est banale, se décrit en peu de mots. Un homme et une femme parlent, lui debout à côté d’elle, elle, allongée dans l’herbe, les yeux perdus dans l’horizon marin. Elle me déchire. J’ai droit à quelques secondes avant qu’ils ne me découvrent au détour de l’allée sombre. Est-ce ce recoin caché, perdu au fond du parc ? Leur Continuer la lecture#photofictions #3 | les images que l’on ne peut effacer

De l’importance de corriger ses biais cognitifs

Je le retrouve dans le bus de 8h. On se salue. Je sais qu’il prend son service à 9h. L’autre jour on a parlé, il a la même trotinette que mon petit fils, aussi grosse, mais pas la même marque. Il n’a jamais eu aucun problème de panne avec. C’est comme ça que j’avais engagé la conversation en évoquant les Continuer la lectureDe l’importance de corriger ses biais cognitifs

#autofictions#03 Le Central Bar

A bien scruter l’image, on peut deviner quel est ce lieu. Sur le mur noir du fond est tagué le mot bar – ce motse conclut en une élégante boucle – et en dessous Central, le a étant escamoté dans l’angle des murs. Oui, le Central Bar. Un bar, vraiment ? Un piano. Un piano-bar ? Bien, admettons. Nous sommes Continuer la lecture#autofictions#03 Le Central Bar

#photofictions #03 | c’est du jus de pastèque

Plus personne ne photographie les autres dans leur environnement naturel sans prendre de risque. Si, parfois quand ils sont bien bourrés dans un bus, un peu angoissés et qu’ils ont besoin de parler. Parler à la photographe qui est là et rigole avec eux.Il doit y avoir pas mal de vodka dans le jus de pastèque. Ils sont trois, ils Continuer la lecture#photofictions #03 | c’est du jus de pastèque

#photofictions #02 | blessures

Vendredi 19 nov 1999, il fait frais à Auxerre, le soleil brille. « Les travaux du chantier avancent bien », rassure t-il son client, « oui, ils seront terminés à Noël, bien sûr ». Depuis la semaine dernière, il s’est attaqué à la toiture: des pannes, des chevrons, des lattes, des tuiles, du ciment, un chéneau, une échelle. Il est jeune, il est pressé, Continuer la lecture#photofictions #02 | blessures