P#9 Humain et nature

C’est une photo rectangulaire avec au dos le mot canon visible sur plusieurs diagonales. On voit les traces de découpage sur les 2 bords du papier légèrement dentées suite à l’impression faite sur mini imprimante canon. Au milieu de la partie gauche, une petite fille que l’on voit de la tête aux genoux; des ombres autour des yeux dont on voit les amandes noires sur un visage joufflu. Les traits fins de part et d’autre du nez marquent un léger sourire. Ses 2 mains sont affairés l’une proche de l’autre, les doigts serrés façon écureuil, bras repliés au dessus du nombril. Si on ajoute une légère courbure du corps vers l’avant, on a l’impression que la photo l’a interrompue dans une action ou qu’elle ne pouvait pas prendre la pause trop longtemps. Autour d’elle un paysage qui resplendit. Au 1er plan un coin d’herbe surplombant au second plan une rangée de barques de plaisance au sein d’un grand lac. Au fond de la photo des montagnes dont les pentes sont brisées par le cadre supérieur de la photo.

Dans la galerie photo d’un smartphone, cette photo rectangulaire. Elle ne prend pas tout l’écran du téléphone laissant des bandes noires en haut et en bas. Sur le haut, l’arrière plan gris du ciel qui mange les montagnes dessous dont on commence à discerner les contreforts en descendant le regard. Net au 1er plan, le blanc d’un mur et d’une tablette ovale, le vert d’une balustrade en métal, puis assis sur le béton d’un balcon: un petit garçon jambes allongés paupières vers le bas sourire un peu inversé, la taille de sa tête équivalente à la tête de spiderman dessinée sur son tee shirt avec ses énormes yeux blancs. Et une petite fille jambes croisées avec ses gros yeux de lunettes de soleil qui regardent le photographe. Elle sourit de contentement. Au 1er plan à droite surplombant les 2 enfants, un adulte debout, le front épais, le bras droit posé sur la balustrade, le torse consistant et le regard qui semble endormi par le brouillard du lointain.

Fujifilm septembre 2006: Couverte par une serviette bleue teintée d’ombre et de lumière solaire, elle, le visage souriant, les bras cachées dans la serviette, métaphore visuelle des grands oiseaux juchés dont les ailes reposent le long du corps ou représentation d’une sagesse, les bras invisibles sous sa cape. Son sourire et ses cheveux blonds renvoient le soleil qui l’éclaire. Elle a les yeux tournés vers lui, au premier plan, plus bas qu’elle et décalé du centre, jeune, jambes étalées par terre en short de bain, tourné vers elle légèrement mais le regard vers le sol. Lumière du soir, quelques ombres sur l’herbe abimée par tant de pieds qui s’y sont posés. Débordent sur la photo des morceaux d’ombres obliques venant de la droite du cadre, ombres indéterminées. Sur la gauche des paniers de pique nique sont coupés, ainsi que l’extrémité haute et verticale d’un homme grisonnant en maillot de bain en dehors du dialogue de regards. Fujifilm Août 2006: La même femme reconnaissable à sa blondeur et à ses traits fins est une fois encore au centre de la photo. Plus petite et seule au sein d’une étendue d’herbes montagneuses avec des buissons sur le fonds. Derrière les buissons une rangée oblique de conifères noirs suivant la pente du bas gauche au haut droit de la photo. Derrière à gauche un ciel lumineux de lignes blanches nuageuses au milieu du bleu pâle.La femme regarde vers le bas tenant un bouquet de fleurs fraîchement ramassé. Ce regard vers le bas lui donne un air recueilli qui contraste avec son regard précédent. L’herbe est de couleur vive et le vert éclate.

A propos de Emmanuel Courtieu

Je suis depuis longtemps lecteur de littérature et je passe mon temps à écrire des notes sur tout et rien. Suite à un bilan que j'ai fait sur mon parcours cette année, je me suis rendu compte que l'écriture était importante pour moi. Comment? de quelle manière? ça reste à creuser.

Laisser un commentaire