#Boost #13 |ὅπερ ἔδει δεῖξαι (hóper édei deîxai) ? *

Il n’y a rien à faire. Juste attendre. Attendre qu’il n’y ait plus rien à voir. Plus rien à regarder. Attendre qu’il n’y ait plus rien à entendre, plus rien à écouter. Attendre que plus rien ne se donne à voir, que plus rien ne se donne à entendre. Cela peut prendre quelques millionièmes de secondes, cela peut prendre des Continuer la lecture#Boost #13 |ὅπερ ἔδει δεῖξαι (hóper édei deîxai) ? *

#boost #13 | Non mais qu’est-ce que tu crois?

Tu as entendu cette phrase ? Clairement, distinctement énoncée, elle t’a réveillé. Ou l’étais-tu déjà ? Tu t’es levé machinalement Tu es allé aux toilettes Tu t’es recouché, et la voix encore dans les oreilles, sonore et nette, comme un couperet, une question qui accuse. Non mais qu’est-ce que tu crois ? Un voisin peut-être ? à cette heure ? et si nette si Continuer la lecture#boost #13 | Non mais qu’est-ce que tu crois?

# Boost # 13 | Une étude

La nuit est presque défaite et le corps mer étale. Ni dénouement, ni attente. Les battements du cœur semblent chercher une issue mais tout est clos. Être au repos est une apparence. Quelque part dans le labyrinthe un courant se concentre. Fore un passage. Dans la respiration-même, une force clandestine entre les parois : en gestation. Tantôt cri, tantôt chant, Continuer la lecture# Boost # 13 | Une étude

#boost #13 / Becket / me te se… je tu il… parle

Allongé. Encore. Le dos au drap ou le drap au dos peu importe, à quoi bon distinguer. Rien ne bouge sauf ce qui ne peut s’en empêcher. Les paupières parfois haut bas ça passe le temps. Ou l’illusion. Le noir le presque noir puis encore plus noir. Et puis pas. Un soupir sans souffle de dedans pas tout à fait Continuer la lecture#boost #13 / Becket / me te se… je tu il… parle

Boost #13 | Sillons

C’est allongée sur son lit qu’elle repose. Ses bras ont roulé de chaque côté du buste, le dos de ses mains pèse et les paumes s’ouvrent vers le plafond. Elle ferme les yeux sur l’imparfaite obscurité, la lumière de la ville se glisse entre les lames mal jointées du store. Une voix lui parvient, il existe un profond noir de Continuer la lectureBoost #13 | Sillons

#boost #13 | Cellule Yaqaza

Une voix lui parvient dans le noir. Une voix venue du dehors d’un temps ancien qu’aucune oreille ne capte. Une voix qui n’effleure aucune membrane ne frappe aucun tympan. Couché sur le dos il l’entend. Il ne peut pas l’oublier. Elle passe entre ses os. Elle creuse ses tempes. Descend dans sa gorge. Elle ne résonne pas mais laisse sa Continuer la lecture#boost #13 | Cellule Yaqaza

Une voix parvient à quelqu’un dans le noir / Boost#13

Une voix parvient à quelqu’un dans le noir. Mais oui, c’est ça ! Et c’est seulement ça : une voix. T’imagines ? On peut parler de voix pour ce bruit-là. Donc, pas seulement un bruit, pas même un ronflement ou un grondement. Une voix. Comme quand ça parle, comme quand quelqu’un essaie de dire quelque chose. Peut-être à quelqu’un. Dans le noir. Ça Continuer la lectureUne voix parvient à quelqu’un dans le noir / Boost#13

#boost #13 | Imagine

Qu’as-tu fait ? J’ai fait un pas de côté et j’ai glissé. J’avais oublié que la neige est friable. Que dans tout ce blanc qui scintille et enveloppe toute chose, tu peux t’enfoncer. Sans arrête où porter ton regard, tu perds pied. Il est aventureux de distinguer une forme précise qui te parlerait. Le monde devient ouate bleu-gris-blanc et s’évapore. Continuer la lecture#boost #13 | Imagine

# Boost # 13 | De voix en lèvres

C’est durant cette immuable mue entre nuit et jour, lorsque le corps, pas encore repus du repos nocturne, se retourne et s’enfonce dans le chenal vaporeux où s’écrivent les rêves. Là, les ombres de la presque aurore glissent leurs silhouettes à la rencontre de celle qui, retardant le retour dans le réel, non encore désiré, laisse le sommeil accomplir son Continuer la lecture# Boost # 13 | De voix en lèvres

#boost #13 | je, allongé dans le noir

Je suis allongé dans le noir. Je suis allongé et un autre je suis aussi allongé dans le noir. Nous pourrions être deux je, ce serait logique mais non, je suis seul et je suis allongé dans le noir. Le je à mes côtés qui suis aussi allongé dans le noir, c’est moi. C’est aussi moi. On pourrait dire que Continuer la lecture#boost #13 | je, allongé dans le noir