#40jours #03 | L’invention d’Adolfo Bioy Casares

Adolfo Bioy Casares : Las Heras, Province de Mendoza, Argentine Ni rue, ni avenue, ni passage, ni ruelle, simplement le nom de l’auteur sur le plan de la ville : Adolfo Bioy Casares. La route est partagée en deux par une contre-allée de terre sèche sur laquelle l’herbe ne parvient pas à pousser, quelques arbres chétifs et le tronc d’un Continuer la lecture#40jours #03 | L’invention d’Adolfo Bioy Casares

#40jours #2 | L’immeuble d’en face

Une salle de réunion en sous-sol, elle passe devant tous les jours, parfois deux fois par jour et elle ne peut s’empêcher de regarder à l’intérieur ; quelques personnes autour de la table ovale avec leur portable; parfois la salle est remplie, quelqu’un debout, télécommande à la main, donne des explications liées au PowerPoint qui défile sur l’écran rétractable ; certains l’écoutent Continuer la lecture#40jours #2 | L’immeuble d’en face

#40jours #03 | tournesol, cent quatre-vingt trois fois

Cent quatre-vingt-trois piscines Tournesol furent construites en France à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt. Le programme Tournesol fut lancé en 1969 (mon année de naissance) pour encourager l’apprentissage de la natation, à la suite des résultats pitoyables de l’équipe de France de natation aux jeux olympiques de 1968 (seul Alain Mosconi rapporte une modeste Continuer la lecture#40jours #03 | tournesol, cent quatre-vingt trois fois

#40 Jours #03 | Dora

de deux choses l’une : soit écrire soit regarder les photos (et on ne les anime pas, non plus qu’on y colle du son) – l’interrogation a été vite résolue, Antonio Lobo Antunes dispose de pas mal d’occurrences (mais j’aime surtout celle-ci – rua da Prata qui date un peu – j’aime assez mais non (la force des index c’est Continuer la lecture#40 Jours #03 | Dora

#40jours #02 | Retour

Il referme le portail derrière lui et chemine dans la courte allée qui mène à cette maison bourgeoise, dans une banlieue aisée, une maison pour une grande famille qui vient de quitter Paris après la naissance du dernier. Un escalier imposant et, sur la droite, une véranda vont rester en place. Pour le reste, il enroule la façade comme un Continuer la lecture#40jours #02 | Retour

#40jours #03 | Pina Bausch

Rue Pina Bausch à Lingolsheim, Bas-Rhin. Ciel gris. Voiture Engie garée devant un immeuble. Constructions neuves, peut-être tout juste livrées, accueillant depuis peu leurs nouveaux habitants. Cinq étages et de minuscules fenêtres. Ici, on doit être exposé au Nord. Au bout de la rue, on aperçoit la masse grise du gymnase Colette Besson. Derrière, je sais qu’il y a l’école Continuer la lecture#40jours #03 | Pina Bausch

#40jours #01 | debout à la fenêtre

Elle est debout, la tête penchée sur une lettre. Elle se tient droite face au bureau, la chaise tirée en arrière à distance. Elle est toute à sa lecture. La fenêtre sur sa gauche laisse entrer la lumière du soir qui se reflète dans son œil attentif mais distant de tout ce qui l’entoure, la fait plisser des yeux et Continuer la lecture#40jours #01 | debout à la fenêtre

#40jours #3 | rosa, rosa, rosam

Ici c’est une allée qui se voit nommée Rosa Parks. Quelques rues, une avenue, quelques écoles, la toponymie reste rare, rattrapage et souci de la présence noire dans les rues de France, mais une présence consensuelle, loin de nos relents coloniaux, une femme afrodescendante américaine qui veut une place dans le bus ! Pas de polémique. Cette allée-ci, récente sans doute Continuer la lecture#40jours #3 | rosa, rosa, rosam

#40jours #02 | un HLM en carton

Quand elle a emménagé dans l’immeuble, elle a fabriqué pour sa fille une maison de poupées à partir d’un grand carton de rangement de vêtements avec croisillons intégrés, un truc qu’elle avait acheté étudiante alors qu’elle n’avait pas un rond, et d’une solidité étonnante à travers les années. Ce bâtiment cartonné au toit plat, beaucoup plus haut que large, avec Continuer la lecture#40jours #02 | un HLM en carton

#40jours #02 | ici

La nuit pointe, la lune presque ronde, les étoiles prêtent, l’heure des aurevoirs solitudes. Ici rituel coucher, deux petites têtes blondes s’apprête au sommeil, elles se blottissent, les livres s’étalent autour, les voix chantent berceuse, les doigts câlins préparent le souffle doux., la lumière tamisée, le chat au pied, la chambre rangée pour accueillir. Derniers échanges de baisers, il faut Continuer la lecture#40jours #02 | ici