#40jours #26 | hier comme aujourd’hui

Aujourd’hui il traverse la place, comme tous les jours, pour s’acheter une formule sandwich/dessert/boisson, à la boulangerie près du Théâtre. Il aime bien la vendeuse. Elle est souriante. Lui timide, alors il ne fait que demander ce qu’il veut acheter. Sans rien ajouter. Enfin si, parfois il s’offre une pâtisserie en plus de la formule. Elles ne sont pas grosses Continuer la lecture#40jours #26 | hier comme aujourd’hui

#40jours #25 | un banal fait divers

Quelque chose d’excitant.  Voilà ce que Guillaume s’était imaginé en arrivant devant l’immeuble du crime.  Une banderole de flics, pour montrer leur venue sur les lieux, quelque chose pour dissuader de s’approcher trop près du mur ou d’essayer toutes les sonnettes, histoire de fouiner en devinant quel était le nom de la victime – rien n’avait été précisé dans l’article Continuer la lecture#40jours #25 | un banal fait divers

#40jours #25 | orage magnétique

Chaque jour à partir de novembre est fait d’hiver et tord-boyau. Tu trembles sur les quais, terminus tout le monde descend. Dégueulasserie la souffrance, j’t’en foutrerais moi des douleurs t’as pas vu la sienne du type là-bas. Par-dessus le fleuve et par-dessus les rails, les gens tombent où nous passons, les aubes à blêmir sur les quais, suite à un Continuer la lecture#40jours #25 | orage magnétique

#40 jours #19 | À plus dans le bus

Quand derrière la vitre il pleut. Les écouteurs dans les oreilles. Le doigt sur le Walkman. Une averse. Une pluie de rien en plein soleil. Une pluie au goutte à goutte sur la vitre. À finir quand même par diluer l’entrée du lycée. Le goudron qui noircit. Le trottoir rouge. Le coup de vent qui balaie le caniveau. Des feuilles Continuer la lecture#40 jours #19 | À plus dans le bus

# 40 jours # 25| fractures

Elle est strictement la même qu’hier. La soirée était fraîche et elle avait déplié le foulard coloré qui retenait ses cheveux  pour en recouvrir ses épaules. Les boucles épaisses roulaient autour de son visage en vagues dorées à chaque fois qu’elle riait. J’ai eu envie de l’embrasser. Puis lorsqu’elle s’est aperçu de l’heure, elle s’est levée en hâte, et elle Continuer la lecture# 40 jours # 25| fractures

#40 #25 La petite fille de la piscine municipale du coin

Dans l’eau, pas de traces. Il n’y a même pas eu de sang, ce jour-là, et s’il y en avait eu, il aurait été nettoyé par le système de filtration…Elle observe les baigneurs insouciants. Ils ne voient qu’un espace de détente-certes minimaliste, c’est la piscine du coin, mais on s’en contente-, un simple rectangle, pas de SPA-sauna- jacuzzi. Juste une Continuer la lecture#40 #25 La petite fille de la piscine municipale du coin

#40 jours #20 | Plonger du rebord du toi

Le temps donne tant qu’il reprend et redonne puits sans fond qui jamais ne se ferme jamais ne se tient ne se laisse saisir mais toujours donner encore de ce qui peut se dire même si tout fini par s’oublier errer seul paumé et dans le creux de la main ouverte tendue où s’inscrivent les lignes rides et où niche Continuer la lecture#40 jours #20 | Plonger du rebord du toi

#40jours #07 | Station Ottaviano

Ce que j’avais vraiment vécu ce jour-là me semble ne pas vraiment m’appartenir. J’avais marché dans tous les sens puis quitté les rues surpeuplées de la grande ville, j’avais ingurgité bière et pizza sur pizza, celles d’un minuscule restau connu des seuls Italiens derrière le Vatican dans un quartier populaire. Il s’était mis à pleuvoir, la nuit commençait à tomber, Continuer la lecture#40jours #07 | Station Ottaviano

#40 jours #25 à un siècle de distance deux enlèvements, Lissieu sur le devant de la scène

Claude Lacrotte est né en 1836 à Lissieu, fils de Jean Claude Lacrotte et Marie Bointon. Célibataire, il vit à la Roue comme ses frères Jean Léonard et Guillaume où leur père s’était installé comme vigneron maître valet de M. de Charrin venant de Ternand. Les parents sont décédés ainsi qu’un autre frère, François mort à 32 ans. Le 7 Continuer la lecture#40 jours #25 à un siècle de distance deux enlèvements, Lissieu sur le devant de la scène

#40jours #23 | dans sa chair sang os

Rejoindre la mer comme une urgence. Qui la saisit là au cœur de la friche. Urgence viscérale. Porosité de l’espace. Traversée du figuier maudit de part en part écorce fibres du bois dans sa propre chair sang os. Douceur de la sente d’herbes folles sous le pied coupant de la tôle dans la chair goût de rouille dans la bouche. Continuer la lecture#40jours #23 | dans sa chair sang os