#techniques #04 | Frank / Marie-Pierre / Piotr

Ce que c’est de venir là tous les matins. Un verre. Un autre. Demain on se dit… et demain c’est pareil. Comme hier en fait : qu’est-ce que ça fait. On vient. On revient. Pour Le chapeau de pirate et les bottes il faut pas demander. C’est un rêve de gosse — pas pour se faire remarquer: un rêve. Eh Continuer la lecture#techniques #04 | Frank / Marie-Pierre / Piotr

#techniques #03 | Derrière les silences mon corps

Derrière les silences, mon corps, ce compagnon de route, je peux l’affirmer, jusqu’à présent m’a toujours été fidèle, certains disent peut-être mon corps m’a trahi, il m’a fait telle ou telle maladie, il s’est dérobé sous moi, ce n’est pas mon cas, loin de là, ce serait plutôt moi qui aurait tendance à l’oublier voire à le négliger, si habituée Continuer la lecture#techniques #03 | Derrière les silences mon corps

#techniques #03 | Corps à corps

Derrière les silences, mon corps remue des fleuves de goudron noir. Le pouacre, il emprisonne les mots. Il a le temps, ils se libèreront, traversant les étangs sombres et les places percées de jour et de contre-jour ; forant leur passage comme le liseron à fleur blanche vient à bout de l’épaisseur du béton, par patience et obstination ; un Continuer la lecture#techniques #03 | Corps à corps

Pechiney (Payvisage intérieur/extérieur)

L’ogresse ronge et rouille, dévorant tant de randonneurs, toute à ses caprices et à son exigence de fonctionnement infernal, son fer écaillé par l’usure reste droit, vaillant même le Mistral les jours de grand vent, ne laissant aucune oscillation d’un trait. Son architecture inimitable, arquée de ponts, d’escalators vertigineux, usés et trop utilisés se noyant dans le bleu du ciel Continuer la lecturePechiney (Payvisage intérieur/extérieur)

#technique #03 | 2 riens – notes

Mon corps se tient sur cette planche dressée un peu au-dessus des regards sous cette lumière qui le montre. Peut-être que mon corps a froid. Peut-être qu’à se tenir ainsi immobile sous cette lumière la tête de mon corps est prise de vertige ou ce sont mes pieds qui chancèlent. Je suis nue et la peau de mon corps frisonne Continuer la lecture#technique #03 | 2 riens – notes

#techniques #03 | un peu à l’étourdie

Derrière les silences, son corps, les silences et les hautes herbes, les mousses rases. La Masse allongée, est ronde et rose. Elle n’est pas uniforme. Au long des versants escarpés, sur la chair élastique, je trottine. Elle gît parmi les hautes herbes, sous la lumière, dans la trouée, les excroissances rosées, rattachées au troncs, exposées aux rayons du soleil, déposées Continuer la lecture#techniques #03 | un peu à l’étourdie

#techniques #02 | forêt d’ocre

Déjà les nuages éparpillés au ciel, cotonneux, flottant, semblant en suspension, immobiles aplats fous sur le ciel impeccablement bleu. En deçà, les roches rondes, bosselées, doucement érodées, teintées dans la masse de jaune, de rouge, de grenat et de mauve, s’enflent et se défilent. Dans le loin, elles se hissent, émergent en surplomb des résineux. Elles accrochent des mousses et Continuer la lecture#techniques #02 | forêt d’ocre

#techniques #03 | corps emmurement

Derrière les silences, son corps emmuré. Il n’y a pas de corps plus neutre, plus parfaitement transparent, plus au fait du vide que son corps de femme enfermée dans la maison. Son corps s’est délabré. Il l’a trahie. Le miroir de la salle de bain en est le seul témoin. Au bord du lavabo, son dentier trempe dans un bol. Continuer la lecture#techniques #03 | corps emmurement

#techniques #03 | 1 – riens notes

Les choses sont ainsi. Les gelures, les crevasses, l’odeur ; c’est au retour dans ta nuit et ta peau emporte les remugles du jour. Tu peux cacher tes mains. Mais l’odeur. Les choses sont ainsi. Le corps emporte, il porte. Puis il pourrit ou brûle, selon. Elle bouge ses bras en place de jambes, elle dit : mon corps est ma prison. Continuer la lecture#techniques #03 | 1 – riens notes

#revisite #08 | Le bol

J’ai été cet enfant qui regardait ce bol encrassé de tartre sur le bord de l’évier de la salle de bain. Ma mère m’y lavait en morceaux. Nous dormions tous les deux dans la chambre attenante et chaque nuit je rêvais que mes dents tombaient une à une dans le bol. Pas grandi en sachant que selon le centre national Continuer la lecture#revisite #08 | Le bol