Double voyage #4 – halte sur la cosmoroute

On s’est posés quelques heures à cet endroit de la route, entre parking et terrain vague, on savait pas trop quel nom lui donner à cette partie du monde où les traces de pneus et les déchets abandonnés par nos prédécesseurs sont de meilleurs indicateurs que n’importe quelle pancarte homologuée par l’administration des routes et chemins. On a regardé alentour, Continuer la lectureDouble voyage #4 – halte sur la cosmoroute

Double voyage # 4 Halte

Trois zébrures dans le ciel. Un plan incliné nuageux sorte de route céleste. Les routes des Boeing sont parallèles aujourd’hui. À 13h retentit un gong. La halte est loin du port.Les parallèles commencent à s’effacer une ligne coupe leur centre incertain-Quelques résonances avant quelques résonances après…c’était de e trouver un repère. Une halte pour chercher sa route.  Halte obligée. Les Continuer la lectureDouble voyage # 4 Halte

voyage #04 | à Paris j’aurais revu E.

à Paris j’aurais revu E., la metteuse en scène du film sur Fellini, auteure de plusieurs livres et de scénarios et à laquelle je devrais faire des photos (en plus de celles du tournage) et poser des questions sur les motifs de son écriture, ses raisons, tâtonnements, évolutions, ressorts, sous-sols, transports, bonnes ou mauvaises lunes, révélations, retours, épiphanies, hasards, reflets, Continuer la lecturevoyage #04 | à Paris j’aurais revu E.

#voyages #03 |comme ces ombres

comme ces ombres à l’intérieur des sous-sols romains ; qui  s’étaient laissées contaminer par le sol odorant et friable en surface ; qui étaient souvent ponctuées sur la pierre sombre humide par d’anciennes images voire sculptures de visages et de silhouettes drapées maintenant témoins de liaisons et de transports de câbles de fils et de trouées ; de réseaux souterrains de passagers du Continuer la lecture#voyages #03 |comme ces ombres

Me voici retenue

Me voici retenue. Le terme du séjour recule. Rien de violent. Si je suis obligée c’est au sens premier de ce verbe. Liée par quelque don, quelque faveur. Chacun des anciens rencontrés m’offre qui un repas, qui un lit pour la nuit. Comme avant. Comme au temps du groupe. Le terme je l’ai dit recule tandis que je sens s’aggraver Continuer la lectureMe voici retenue

clés-étapes

Clés-étapes Lors d’un arrêt à Montluçon, dans l’attente d’une correspondance pour Bourges, j’aurais fait quelques pas devant la gare, saluant au passage le monument réaliste-socialiste à la gloire des cheminots et des habitants ayant occupé les voies, décroché les wagons pour empêcher, en 1943, le départ d’un convoi d’ouvriers vers l’Allemagne nazie, ou bien j’aurais poussé jusqu’à la poste, suivant Continuer la lectureclés-étapes

#voyage _arrivée | paysage TER

Dans le premier train je lis — je ne sais plus—, je grappille, je m’endors… quelques gouttes de café répandues, une sorte d’ange têtard, comme se dit des bonshommes, se forme sur la page (Michaux peut-être) : souvenir de voyage endormi dans les pages. Je ne me souviens pas des paysages du premier train, ni ne me souviens d’autres visages Continuer la lecture#voyage _arrivée | paysage TER

#voyages #03 | errance

… et toujours je retourne à la gare, et toujours je me mets dans la queue, et toujours la chaleur, et toujours la moiteur et toujours les heures qui passent sans que la file n’avance, et toujours les corps transpirants encastrés les uns dans les autres, et toujours cette intimité forcée sans parole.… et toujours je reviens à l’hôtel de Continuer la lecture#voyages #03 | errance

#voyage #3 Michaux impossible retour

Il fallait prendre rendez-vous chez l’ophtalmo, vérifier le champs visuel, peut-être changer de lunettes. Il fallait trouver un podologue, faire des semelles orthopédiques. Il fallait faire un bilan sanguin, une coloscopie, un examen audio, un électrocardiogramme. Et surtout rencontrer une nouvelle gynéco, Mme Jaupart part à la retraite. …et toujours je me réveille surexcitée comme pour le grand départ. Bientôt Continuer la lecture#voyage #3 Michaux impossible retour

L’impossible retour

IITandis que je quittais l’hôtel, en bout de rue des cris montaient et j’attendis sans comprendre pourquoi — je le sais désormais — qu’arrivent jusqu’à moi les mots graves, scandés — ils s’échappaient des gorges d’un mur à l’autre de la rue, d’une maison à l’autre — la troupe qui s’avançait en une seule colonne— j’étais sur le trottoir, à Continuer la lectureL’impossible retour