#40 jours #17 | Vies passées à ça

Passé sa vie professionnelle à ça : préposée au vestiaire de la piscine municipale. Derrière son comptoir, récupérer les paniers de plastique rouge avec le bas en forme de casier pour les chaussures et le haut en forme de cintre pour les habits. Les ranger sur le portique derrière. Quand ils reviennent de leur baignade, leur rendre en échange du petit Continuer la lecture#40 jours #17 | Vies passées à ça

#40jours #17 | portraits rapides

Elle fait le plus vieux métier du monde, elle n’est plus jeune. Nous buvons le café aux Lombards, près de son bureau, à l’intersection de la rue Saint-Merri Elle appelle tout le monde mon chéri Elle fait semblant d’être parisienne, parle comme Audiard et Gabin. Chaque matin elle me confie qu’elle est née dans le Morbihan, à Clermont, à Marseille. Continuer la lecture#40jours #17 | portraits rapides

#40jours #15 | rencontre et bégaiements

Oh clau oh clau clau oh claudine t’es t’es là là mais là là à sa à sa à sa oui à sa à sa oui à sa place ouahou ouahou t’es t’es vraiment fi fi fi fi dèle si si si ça c’est c’est c’est ah oui ça c’est c’est c’est de la fi fi fi fi délité je Continuer la lecture#40jours #15 | rencontre et bégaiements

#40jours #14bis | quintils pour Lui

Dans les bois, les sentes, les champs Le fleuve de tes mots, la douceur de ta voix Tes mains, tes bras, ton corps qui caressent le vent Dans les sentes, les bois, les champs Dessinent la route qui m’emporte vers toi. La beauté de tes gestes, les syllabes de ton nom Dans la nuit je le murmure aux étoiles Je Continuer la lecture#40jours #14bis | quintils pour Lui

#40jours #13 | blanc ?

Nuages blancs, nuages laiteux, nuages chocolat blanc, nuages laines de mouton, nuages cygnes, nuages purs, nuages neige, nuages, blanc ? nuages blancs gris, gris souris, gris poussière, nuages blancs gris ambigus, nuages couleurs pierres, nuages blancs joyeux et tristes, blancs déviants, blancs vagues, à l’heure où l’écume vient frapper, nuages blancs gris et puis noir, noir piano, noir nuit, noir Continuer la lecture#40jours #13 | blanc ?

#40 jours #15 | allez ouste

c’est quoi ce binz comme dirait l’autre quoi enfin voyons comprends pas incompréhensiblement incompréhensible au point où je sais pas comment réagir rugir gésir vizir courir cuire cuir le cul here fuir ouïr ça oui puis huer hurler quoi j’y suis pour rien rien qui soit trop faible pour exprimer mésentente mécontentement mensonge mauvais présage pas sage méchant mais mais Continuer la lecture#40 jours #15 | allez ouste

#40jours #14bis | l’étranger

« je ne suis pas tranquille aujourd’hui maman n’est pas rentrée je ne connais pas cet endroit je ne veux pas le connaître ce bruit qui vibre autour de moi fait vibrer mon crâne pénètre ma peau secoue mes os ici ce n’est pas chez moi ce n’est pas moi loin de moi je ne suis plus moi pour la première fois je Continuer la lecture#40jours #14bis | l’étranger

#40 Jours #16 | Hotel Moskva

Tu serais ici pour traduire en 2022 la matière des choses anciennes. Tu serais installé au bar de l’hôtel Moskva parce que de tous les lieux possibles – et ils sont rares dans la ville si souvent détruite – ce bar te semble offrir une permanence où se rassemblent ceux du temps du roi Pierre Ier, ceux de l’Occupation, ceux Continuer la lecture#40 Jours #16 | Hotel Moskva

#40 jours #16 | Les habitants du parking

Peu d’expériences d’écrire dans la ville autre part que devant le grand écran de l’ordi. Cette fois-là, restée vive à la mémoire peut-être parce que pas nombreux ces moments. Cet été-là, décidé de prélever des blocs au réel. Écrire sur le motif donc. Pour soi, une expérience de la ville plus périurbaine qu’urbaine. Écrire in situ donc depuis la périphérie Continuer la lecture#40 jours #16 | Les habitants du parking