#anthologie #15 | Et toi alors, quoi de neuf ?

« Et toi alors, quoi de neuf ? » La discussion prend un autre tour, chacun son tour dans la discussion, l’attention qui se braque sur une autre cible, une cible qui se tenait dans l’ombre, en mode écoute … Le silence, un silence un peu trop suspect, le silence de celui qui n’aurait rien à raconter ? … le tenter ce « rien » ? … Continuer la lecture#anthologie #15 | Et toi alors, quoi de neuf ?

#anthologie #22 | ma montée Saint-Eutrope

C’est un souvenir de rue en pente. Un ancien souvenir en pente. Au milieu de cette longue rue en pente se trouvait mon école. Une école sans nom, c’était l’école annexe. Elle était disposée tout à côté de l’École Normale où étaient formés les instituteurs et les institutrices. Nos maîtres et nos maîtresses étaient bien réels mais souvent, les apprenti-e-s Continuer la lecture#anthologie #22 | ma montée Saint-Eutrope

#anthologie #22 | d’une mémoire abîmée à un réel flou

Boulevard du Montparnasse, la Tour, les magasins et leurs galeries. Nous avions dû nous y promener dès le matin, mais je me souviens surtout du ciel étoilé, nous nous étions allongés sur un toit, j’ignore comment nous étions arrivés là, et je te racontais ma vie courte et bousculée, longue de dix-huit ans. J’avais posé ma tête sur ton torse, Continuer la lecture#anthologie #22 | d’une mémoire abîmée à un réel flou

#anthologie #22 | une niche dans le rocher

La difficulté pour pratiquer l’exercice du jour est de trouver un lieu qu’on aurait sous les yeux, du moins accessible à peu de distance, et qu’on aurait aussi connu il y a longtemps, sans compter qu’il faudrait en avoir un souvenir suffisamment solide pour l’écrire. Alors je ne parviens pas à le trouver, ce lieu. Il m’échappe, il se décompose Continuer la lecture#anthologie #22 | une niche dans le rocher

#anthologie #22 | Mon village-rue

    Il m’est bien difficile de répondre de façon précise à la proposition d’écriture de cet atelier. Évoquer en deux textes une rue. La décrire autrefois et maintenant ne m’est pas possible. J’ai trop déménagé. Je pourrais parler de la rue Blanchot à Dakar en 1958, mais à quoi ressemble-t-elle « présentement »… Toutes les rues auxquelles je pense, dont Continuer la lecture#anthologie #22 | Mon village-rue

#anthologie #19 | mastaba

Et le sillage ou le sillon s’est gorgé de lumière où voir s’enfoncer dans le sol ou sous l’eau tout ce qui disparaît à mesure que s’ajoutent et s’avancent les petites trouées, petits ourlets qu’on pensait à soi seul ; et les t-shirts floqués de plastique irisé qui se desquamerait à chaque nouvelle lessive, l’arc-en-ciel que faisait Saturday night fever Continuer la lecture#anthologie #19 | mastaba

#anthologie #20 | La dernière fois que je t’ai vue

La dernière photo que j’ai de toi est une image floue en mouvement. Seules tes chaussures de bowling noir et blanc sont nettes. Je te vois bien plantée sur tes pieds, le corps penché légèrement à gauche, du côté du cœur fatalement. Tu es là, entière comme tu l’as toujours été, vêtue d’un simple T-shirt et d’un pantalon informe dans Continuer la lecture#anthologie #20 | La dernière fois que je t’ai vue

#anthologie #22 | Rue Victor Hugo.

Je marche dans la rue Victor Hugo à Deauville, une longue et fine rue, un peu cachée, en parallèle avec le centre ville. Le petit parc d’en face du numéro 20 n’existe plus. Il n’y a pas de magasins, ni de cafés, ni de lieux où se retrouver. Tout se trouve dans la rue principale qui part de la gare Continuer la lecture#anthologie #22 | Rue Victor Hugo.

#anthologie #21 | la classe morte et 14 notes

(A) c’est une photographie de groupe. Tu te trouves au dernier rang comme sont les grands :  « W. mais il a une tête en trop »dira cinquante-cinq ans plus tard ce médecin Polonais (1) dans le documentaire. (2) Cette photographie je l’ai toujours connue, elle dépassait (3) de la poche intérieure de la mallette (4) que tu trimbalais avec toi dans les Continuer la lecture#anthologie #21 | la classe morte et 14 notes