#anthologie #17 | Virginia

elle me dit suivez-moi, nous allons au phare, le phare c’est toute une histoire. Je l’ai lu dis-je bêtement, elle a un petit rire, sa voix est un peu grave, un peu dure et acérée comme son profil. Tout est long en elle, son nez, son ovale, ses jambes, ses mains, je suis incapable de dire si elle est belle Continuer la lecture#anthologie #17 | Virginia

#anthologie #16 | Qui est-ce ?

Il s’arrête et me sourit. Il doit y avoir comme un flou dans mon regard, car son sourire s’éteint. Cette barbe, ses yeux, ce sourire, je les connais, mais… Je souris à mon tour, tout sourire, pendant que mes neurones s’affolent…comme la petite roue dentée qui tourne tourne en annonçant la connexion prochaine; dans mon regard, il voit la petite Continuer la lecture#anthologie #16 | Qui est-ce ?

#anthologie #13 | La cour

On y accède en suivant une ruelle étroite et étouffante. Déjà on aperçoit le palier du premier étage qui surplombe le parc du lieu qu’ils appelaient entre eux le château. Des branches s’étendant comme des bras lui fouettent le visage, griffent ses joues, écorchent ses oreilles. Les fenêtres très hautes s’ouvrent sur les arbres. Au loin, derrière le mur en Continuer la lecture#anthologie #13 | La cour

#anthologie #17 | Saint-Pol-Roux

Le dimanche 23 juin 1940, au matin dans un café de Camaret, nous apprenions la terrible nouvelle, l’horreur de ce qui était arrivé. Avant hier, vendredi, il faisait chaud, j’étais monté rendre visite à Monsieur Saint-Pol, là-haut dans son manoir qu’il aimait tant. Ce lieu me plaisait beaucoup aussi et je prenais souvent mon temps à regarder les alignements mégalithiques Continuer la lecture#anthologie #17 | Saint-Pol-Roux

#anthologie #17 | Correspondance insolite

Très chère Karen, J’ai pris la résolution de rester ici tout l’hiver, un merveilleux hiver qui règne en Berry Il est une heure du matin je viens d’embrasser mes enfants, je suis lasse d’avoir passé la nuit dernière à faire le costume complet d’une grande poupée pour Aurore, mais je ne veux point aller me coucher sans t’embrasser. Très chère Continuer la lecture#anthologie #17 | Correspondance insolite

#anthologie #16 | le doute

Elle l’attendait à l’heure dite à l’endroit convenu. Elle était équipée comme à l’accoutumée, avec dans son léger sac de l’eau et des barres de céréales en cas de baisse d’énergie pendant la marche. Elle lui sourit dès qu’elle l’aperçu, fit un grand geste avec les bras pour se faire remarquer. Un geste outré, presque comique. Elle était à l’aise, Continuer la lecture#anthologie #16 | le doute

#anthologie #17a | Ma vie avec Perros

J’étais parti en stop, tout s’était bien passé jusqu’à Quimper, je touchais au but. Sortir du centre ville et me poser au bord de la route, ma pancarte DOUARNENEZ bien en évidence, pas besoin de lever le pouce. Beaucoup de circulation, des vacanciers, des camions, je n’allais pas attendre longtemps… Au bout d’une heure, je commençais à désespérer de mes Continuer la lecture#anthologie #17a | Ma vie avec Perros

#anthologie #10 | sans annotation

Elle a soixante ans. Son premier petit fils est né. Elle est heureuse, c’est le premier garçon de la génération et probablement le dernier. Elle est heureuse car elle a eu peur qu’il n’arrive jamais. Elle a vingt cinq ans et elle a deux garçons. Ils sont tous les deux blonds, comme elle et comme son mari. Elle les regarde Continuer la lecture#anthologie #10 | sans annotation

#anthologie #17 | sur le port d’Alger (extrait de carnet)

Alger, 14 mars 1936 Ce matin, il m’a invitée à boire un café en terrasse. C’est la troisième fois que je le croisais sur les quais. Je ne loge pas très loin chez une amie. J’adore flâner dans le port d’Alger. Les tonneaux, les navires, les travailleurs. Toute une activité qui m’arrache à ma solitude et attise mon désir d’ailleurs. Continuer la lecture#anthologie #17 | sur le port d’Alger (extrait de carnet)

#anthologie#17 | Virginia

10 janvier 1931 C’était entre chien et loup, dans cet entre-deux d’une fin d’après-midi où l’on resserre les bras contre soi pour tenter de conserver la chaleur du corps. Le regard concentré sur le trottoir, afin de ne pas marcher sur quelque fissure qui pourrait faire trébucher et perdre l’équilibre, et les pensées aiguillonnées par un petit air vif. Les Continuer la lecture#anthologie#17 | Virginia