#anthologie #14 | c’est selon

C’est selon ! Il en faut pour tous les goûts. À chacun sa route son chemin etc. Lui, personnellement il préfère, et de loin, très tôt le matin ! Mais si tout le monde procédait de la même manière la vie serait bien terne et morose… (et les routes embouteillées) Heureusement que la variété des comportements et des intérêts apporte de la Continuer la lecture#anthologie #14 | c’est selon

#anthologie #14 I accidents

Il arrive des choses aux mots comme il arrive des choses aux gens. Bienveillance a été attaqué au couteau, et tailladé. Cerise est embrassé comme on embrasse le signe d’un espoir. Passiflore s’allonge sur la mollesse d’un champ les yeux dans les nuages. Et Bienvenu, tout comme sa sœur Bienvenue, est vissé sur un écriteau aux quatre coins, brossé, foulé Continuer la lecture#anthologie #14 I accidents

#anthologie #13 | à la grand-messe

Du côté des dames, trois petites vielles se lèvent, s’assoient, s’agenouillent. Une statue porte un enfant qui porte un oiseau dont la tête a été arrachée. Les enfants de chœur glissent leurs bras dans les manches de l’aube puis les secouent avant de sonner la clochette. Au vitrail, le curé d’Ars sourit et sainte Cécile caresse la lyre. On entend Continuer la lecture#anthologie #13 | à la grand-messe

#anthologie #17 | lieux de vie

Lautaro ne dormait pas27 décembre 1990, Carrer del Lloro, Blanes, Espagne J’étais monté quatre à quatre, une bouteille de vin à la main. La porte de l’appartement était entrouverte, je n’avais qu’à entrer. Roberto Bolańo m’accueillit une cigarette à la main et le sourire affectueux. Derrière lui, Carolina essayait de calmer Lautaro. Elle me sourit aussi, m’indiquant d’un haussement d’épaule Continuer la lecture#anthologie #17 | lieux de vie

#anthologie #10 | la main qui écrit Soli

En 1947, il a 22 ans quand paraît l’édition du Zarathoustra posée sur le bureau, la couverture blanche piquée d’humidité avec un coin déchiré dans une traduction de Maurice Betz. Il a 50 ans en 1975 quand des représailles sur un bus entrainent une guerre civile qui durera 15 ans. Il a 66 ans quand il écrit à son frère Continuer la lecture#anthologie #10 | la main qui écrit Soli

#anthologie #06 | Parler n’est pas dire

Mon corps donc tremble et je ne parle pas vraiment. C’est la salle des machines. Ouverture le long des pointillés c’est pour montrer. Mes intérieurs. Je suis une salle des machines. L’ébullition me monte aux narines. Je me sens prête je ne le suis pas. Ces wagons d’envies et de doutes à force de se percuter ont lassé mon public. Continuer la lecture#anthologie #06 | Parler n’est pas dire

#anthologie #09 | Une grande inspiration

c’est ça, respirer, c’est de ça dont j’ai besoin, une bonne bouffée d’air frais, une grande inspiration pour dire enfin les choses, ma mère devra m’écouter cette fois, papa n’est plus là pour la protéger, pour mettre entre elle et moi ce mur de silence que je n’ai jamais osé rompre, parce que sa présence justement, c’était tout ce qui Continuer la lecture#anthologie #09 | Une grande inspiration

#anthologie #17 | pierre & edmond

Bordeaux, 30 avril 1934. ils se sont installés au café du port d’où ils voient la courbe parfaite du fleuve qui borde la ville. Ils aiment se retrouver dans des ports où ils laissent aller leur nostalgie au balancement de quelques bateaux encore à voile. Ce soir, il y a, dans la ville, un rassemblement de marins-domestiques — domestiques devenus Continuer la lecture#anthologie #17 | pierre & edmond

#anthologie #09 | place Clichy

Le jour où j’ai pris le chemin opposé, j’étais seulement en train de faire ce que j’avais l’habitude de faire tous les dimanches, parce que le soir j’aimais aller danser à côté de la place Clichy, où je l’avais rencontré, celui qui était parti, et même s’il n’était plus là, je continuais à y aller, à lui dire que j’y Continuer la lecture#anthologie #09 | place Clichy

#anthologie #15 | Comme tu veux

« Comme tu veux » …  aller chez tes parents pour les vacances… comme tu veux  … rester tranquillement à la maison plutôt que sortir ce week-end… comme tu veux  … les cheveux courts te vont mieux … comme du veux… cette phrase ne signifie pas une acceptation… elle vient clore une discussion… en l’absence d’une discussion. Cette phrase à l’opposée d’un accord Continuer la lecture#anthologie #15 | Comme tu veux