#anthologie #08 | Tambour battant

Lorsque je suis rentrée du travail, le chien pleurait derrière la porte du voisin. Je me réfugiais dans la cuisine. Les plaintes continuaient, chacune se terminant par un insupportable son suraigu. Je fermais les yeux et plaquais les mains sur mes oreilles. Au moment où le chien se taisait, mon estomac se contractait comme si ce spasme pouvait éjecter de Continuer la lecture#anthologie #08 | Tambour battant

#anthologie #08 | Dans la touffeur

Au plus profond du sommeil, je me réveille tellement j’ai chaud. J’aimerais me lever et à aller dans la salle de bains m’asperger et boire un grand verre d’eau. A peine les draps repoussés, face à moi, dans un nuage de vapeur, une porte surgit du fond de mon placard, les vêtements en sont absents, seul le chambranle est encore Continuer la lecture#anthologie #08 | Dans la touffeur

#anthologie #08 | Porte derrière chambre

#Anthologie#08 : Porte derrière chambre L’enfant est assis au milieu de la chambre sur une natte de paille, en tailleur, devant le feu. Quatre murs, trois portes, une grande fenêtre sur cour. C’est sa première chambre seul, c’est son premier soir, le premier feu, allumé sans aide et sans adulte, dans la petite cheminée. On lui a donné cette chambre suite Continuer la lecture#anthologie #08 | Porte derrière chambre

#anthologie #08 | porte dérobée

Je ne pensais pas la découvrir là, en arrachant le papier jauni et tâché de cette chambre mansardée…Depuis combien de temps est-elle masquée? Cette porte est peinte de la couleur du mur du support…un blanc mat délavé…Murs et porte ont dû vieillir ensemble mais depuis combien de temps? Combien de couches de peinture y a t-il eu avant qu’on ne Continuer la lecture#anthologie #08 | porte dérobée

#anthologie #08 | distinguer la porte

Et c’est dans ce moment où le soleil soulevait encore quelques écailles de lumière éphémère au tout sommet des châtaigniers que je l’ai vue, j’allais m’en retourner vers la maison et reprendre position un petit moment dans le bureau avec les livres et la table à écrire qui rassure avant d’aller dormir quand j’ai distingué comme une découpe un peu Continuer la lecture#anthologie #08 | distinguer la porte

#anthologie #08 | Kafka, fiction en chambre

Sous la dernière couche de papier peint, elle apparaît, la porte. Juste dans le coin de la chambre à l’opposé de la fenêtre. Tu t’approches prudemment. Tu découvres une belle poignée ronde en bois avec un clou en cuivre en son centre, comme on en trouve dans les immeubles de la ville construits au début du vingtième siècle. Étrange une Continuer la lecture#anthologie #08 | Kafka, fiction en chambre

#anthologie #08 | Imprévisibles

J’en suis sûre et certaine la porte était bien fermée. Tout à coup un violent courant d’air la souffle vers moi. Elle se déplace, se multiplie, devient une cage, je suis enfermée. Ma cage de quatre portes est entourée de voix dans un brouhaha de langages que je ne connais pas. Garder son calme j’essaye, j’inspire, j’expire, je ne crie Continuer la lecture#anthologie #08 | Imprévisibles

#anthologie #08 | rideau

La cuisine, si petite qu’y étendre les bras en touche les murs, s’ouvre sur la pièce à vivre, diversement utilisée, salon, repas et travaux de raccommodage, papiers, bureau, stockage de sachets de graines et de photos de famille, et livres aussi. Au fond, c’est le dehors avec la porte-fenêtre qui donne sur quelques plantes. Sur le mur opposé, un rideau Continuer la lecture#anthologie #08 | rideau

#anthologie #08 | La porte dérobée

Je l’ai déjà raconté, Franz me fatiguait avec son envie perpétuelle de faire des travaux dans notre appartement. Très régulièrement, il trouvait quelque chose qui n’allait pas, en fait quelque chose qui ne lui allait pas, ce jour-là ou cette semaine-là ou ce mois-là. La porte d’un placard qui grinçait chaque fois qu’on l’ouvrait ou encore qui ne s’ouvrait pas Continuer la lecture#anthologie #08 | La porte dérobée

#anthologie #06 | à deux

Pour faire toutes nos courses, nous n’avons qu’une rue à remonter, tous les commerçants sont là, nous les connaissons et depuis le temps tous nous connaissent. On achète toujours les mêmes produits depuis 20 ans, le boucher, la maison de la presse, Marguerite la crémière qui nous fait un peu la gueule depuis que le toubib nous a interdit le Continuer la lecture#anthologie #06 | à deux