#anthologie #07 | compte à rebours

Il est cinq heures…le chat vient de me réveiller pour un câlin matinal…coup de tête contre la mienne, pétrissage de ma poitrine et ronron de satisfaction…pendant que sa majesté féline poursuit sans vergogne son rituel, je regarde le plafond tout en caressant distraitement la tête du matou…Désormais bien réveillé, je contemple fasciné les deux rayons lumineux, renvoyés par l’astre lunaire, Continuer la lecture#anthologie #07 | compte à rebours

#anthologie #07 | blanc

Le soleil est lourd derrière ses nuages. Je préfère le frais de ma maison. Sur la table de la cuisine d’été j’ai posé mon ordinateur. Il est blanc comme le blanc des commencements. Je l’ouvre, il y a entre le clavier et moi l’espace des incertitudes, des ambivalences. Il faut bien commencer, se faire confiance, foncer vers l’imprévisible des mots Continuer la lecture#anthologie #07 | blanc

#anthologie #08 | la forêt obscure

…, et c’est ainsi que, là sous l’escalier qui conduirait aux chambres, mon pied s’est posé sur une étrangeté du sol, suscitant un son creux, caverneux, avec une sensation éprouvée sous la plante des pieds qui laissait imaginer que le sol pouvait, à tout instant se dérober. Mon pied venait de ressentir la trappe. À bien écouter, il semblait que Continuer la lecture#anthologie #08 | la forêt obscure

#anthologie #06 | de ses yeux mouillés

Une bille – son bleu nuit – traverse une cour. Ça ne dure jamais. Une porte claque, courant d’air. Ça ne dure jamais. Une vague se retire – elle emporte les cris des gamins. Ça ne dure jamais. Un feuille d’érable tombe, promesse d’automne. Ça ne dure jamais. Une double croche sur une partition, Ravel – son Boléro. Ça ne Continuer la lecture#anthologie #06 | de ses yeux mouillés

#anthologie #07 | Luminosité

Dans ma chambre, mon fauteuil est placé sous le fenêtre du toit. Confortable, je peux lire soit assise bien droite les pieds posés par terre, soit pelotonnée d’un côté avec les jambes par dessus un des accoudoirs larges et hauts. Cette position n’est confortable que pendant quelques chapitres, ensuite je dois me remettre droite. Mon dos est devenu douillet. La fenêtre ouvre Continuer la lecture#anthologie #07 | Luminosité

#anthologie #08 | montages

… une vague histoire de box internet, de débarras qui m’avait laissé indifférent mais ce jour-là, j’ai frôlé un petit bouton sur le côté de la serrure et la porte s’est entr’ouverte lentement et, je dirais, précieusement comme une invite à entrer. C’est plus haut que large et dès que mes deux pieds y ont trouvé place, je me suis Continuer la lecture#anthologie #08 | montages

#anthologie #08 | Roule ta bille

[…] Il s’avance prudemment car on n’y voit pas grand-chose. Pour quelqu’un comme lui qui a oublié ses lunettes avant de s’aventurer là, on n’y voit même rien. Il sent rapidement que le sol bouge sous ses pieds, il tombe et découvre, sous une lumière éblouissante qui jaillit de néons multicolores suspendus au plafond, qu’il est assis sur un tapis Continuer la lecture#anthologie #08 | Roule ta bille

#anthologie #07 | pour que le lieu d’écrire m’ouvre la porte

Le bruit des chantiers à côté a enfin cessé. L’écho des coups de marteaux tapent encore dans le crâne. À moins que ce ne soit les chantiers d’écriture en cours qui commencent à se faire entendre, et écrivent déjà sans moi, alors que je ne me suis pas encore assis à ma table. Je reste debout, à la fenêtre, dans Continuer la lecture#anthologie #07 | pour que le lieu d’écrire m’ouvre la porte

#anthologie #07  | Complies

Ce n’est pas attendre, c’est être là, devenir sac, tout entier à la pesanteur, à l’absence de  mouvement. Tendre le bras pour donner de la lumière, se lever et aller vers le lit : une pensée exorbitante. La chambre devient une sensation. Elle croît cependant que la limite des membres s’estompe. Les arêtes s’enfoncent dans le flou. Les parois s’arrondissent Continuer la lecture#anthologie #07  | Complies