#anthologie #04 | Habiter ici

1 dans la matrice s’abriter sous les membranes de chair 2 s’abriter sous l’ombre d’un arbre chêne platane mûrier et vivre avec lui 3 le hangar, lieu ouvert à l’est et au sud fermé au nord et à l’ouest, habiter les points cardinaux 4 l’auréole blanchâtre à la tête du bois de lit comme s’il habitait son propre suaire 5 Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter ici

#anthologie #04 | En frag’

Un jour j’ai habité un fossé. Revisiter les différentes lieux du retrait, du dormir, est un jeu de vieux. Une maison comme une chambre, on en aura été l’hôte de passage, on croit les avoir tenues, détenues, c’est elles qui nous possèdent. J’ai renoncé à venir voir comment elles m’ont trahies. J’ai longtemps habité chez les autres. Habiter le lit Continuer la lecture#anthologie #04 | En frag’

#anthologie #04 | tout simplement

Habiter son corps c’est déjà compliqué alors habiter une maison… En pensant aux personnages de Gracq : Grange, Aldo, Albert, je me dis qu’ils n’ont pas de chez eux : maison forte, forteresse, ce qui revient à peu près au même, château perdu au milieu de la lande bretonne, ils vaquent au monde, sans attache, ils habitent le monde. Ils sont au Continuer la lecture#anthologie #04 | tout simplement

#anthologie #03 | Gouttière

Est-elle en tôle ? Est qu’est-ce d’ailleurs la tôle ? Ou bien c’est du zinc ? En face de la fenêtre, je vois la gouttière. Elle paraît bien accrochée. Si je me suspendais à cette gouttière, elle se décrocherait. Je pourrais alors aussi bien être minuscule, et marcher dans la gouttière, partir avec l’eau, me retenir aux bords. A Fribourg Continuer la lecture#anthologie #03 | Gouttière

anthologie #04 | Embrasure

1.De longs rideaux blancs traînent au sol. J’ai pensé peut-être tu trouveras ça joli. Il aime la pénombre. J’aime les lumières tranchées. J’apprends à mon tour, à aimer la pénombre. Un rayon pénètre à travers l’embrasure. Comme d’autres mettent leur plus beau costume, un châle de couleur, pour me recevoir, D. habille la lumière. 2.Habiter chez Rilke, ça n’existe pas. Continuer la lectureanthologie #04 | Embrasure

#anthologie #03 | Fuchs.

C’est arrivé par la poste comme une facture ou un courrier genre administratif, mais matelassé; et il n’y a jamais de bulles qui amortissent la bureaucratie. Par la poste c’est arrivé, tu t’es méfiée, ce n’est pas arrivé tout à fait, on l’a apporté, ça a sonné, tu as ouvert, tu as signé puisqu’il fallait signer, tu t’es dit : je Continuer la lecture#anthologie #03 | Fuchs.

#anthologie #04 | ça serait là

1– Le premier rêve d’émancipation hors de la famille est le rêve d’un lieu à soi. D’une utopie mouvante dont la construction passe par toutes les humeurs. 2– C’est une maison bleue Adossée à la colline On y vient à pied, on ne frappe pas Ceux qui vivent là, ont jeté la clef1 3– C’est une petite ferme au soleil, Continuer la lecture#anthologie #04 | ça serait là

#anthologie #04 | Habiter.

J’ai longtemps dit dans certains moments que je voulais rentrer à la maison mais je n’ai jamais su ce qu’était et où était cette maison. J’ai longtemps dit à mes enfants que leur maison, c’était nous, leurs parents. Aujourd’hui, ils sont la leurs. J’ai longtemps pensé que la maison où j’ai grandi était un lieu terrible alors je traînais chez Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter.

#anthologie #04 | Habiter avec arbre

#Anthologie #04 Avec arbre 1- Habiter une maison en construction, abandonnée, sans eau mais avec électricité toit porte et fenêtres, au creux d’un champ de bovins, lieu-dit nommé Crasse, à cause du brouillard. 2- Dormir dans une cabane recouverte de croûtes de pin, dalle de béton granuleux gris, enfouie dans les hélianthes jaunes, déferlement fracassant de l’orage sur le toit Continuer la lecture#anthologie #04 | Habiter avec arbre

#anthologie #02 | La chambre au bout du couloir

Elle est face à l’armoire en chêne. Quatre étagères côté gauche, un tiroir suspendu sous l’étagère du milieu, une penderie côté droit. Une clé travaillée enfoncée dans la serrure qui ne ferme plus. Entre l’armoire et le mur de façade, un ours en peluche à la fourrure râpée assis sur une chaise basse à l’assise en paille. Une fenêtre donnant Continuer la lecture#anthologie #02 | La chambre au bout du couloir