autobiographies #15 | onirisme

Note au lecteur courageux :Ce texte prend une place particulière dans mes écrits car il est un pont entre plusieurs. Il est, par exemple, le développement d’une partie d’un texte publié lors des ateliers d’été, plus exactement la dernière proposition du cycle « Progression » inspiré par les 56 fragments de l’Anvers de Bolaño, intitulé Photographies d’une ville invisible – cliquez ici pour Continuer la lectureautobiographies #15 | onirisme

autobiographies #09 | Les chironomes

Il y a la sensation de la terre et puis la sensation de l’eau, enveloppante. Il y a d’abord l’ombre et puis des lueurs vertes. Le silence se fait. La surface s’éloigne. Résonne un son de clochette : têtu. A chaque brasse, il tintinnabule. Son corps, descend, ondule et vibre. Il s’aplatit. Il glisse entre les pierres parmi les vermisseaux rouges. Continuer la lectureautobiographies #09 | Les chironomes

autobiographies #14 | when all is ruin once again

Les façons de dire deviendront des ruines cachées. L’enfant au pantalon pied-de-poule dont l’écru est désormais jaune d’urine et qui dégoutte dans un fromage de tête du début des années soixante-dix ,même pas attendri par la circonstance. Le collégien assis au second rang, à gauche quand on regarde depuis le bureau des professeurs, à la place tout contre l’allée, exposé Continuer la lectureautobiographies #14 | when all is ruin once again

autobiographies #14 | La Sablière

Toutes les images disparaîtronten bas de l’escalier de pierre la vieille grenouille en fer posée sur la dernière marche incurvée par le passage des sièclesla pierre centrale du portail, gravée « La Sablière 1620 », déposée au fond du jardin, elle chancelaitl’enseigne au nom de Marcel, à côté de la pancarte débit de boissonle facteur, tout le temps sifflotant, vêtu de son Continuer la lectureautobiographies #14 | La Sablière

autobiographies #13 | SN et leurs voix

Lui, cette voix insaisissable paraissant naître sur toute sa surface lorsque le vent accompagne le rafraîchissement de l’air. Lui mais peut-être faudrait-il dire elle, cette voix qui ne se donne à elle aucun nom mais qui se mêle au peuple des créatures inspirantes, celles qui font parfois la haie d’honneur à l’enfant qui commence à rêver une fois que sa Continuer la lectureautobiographies #13 | SN et leurs voix

autobiographies #13 | du je partout

Je suis de Sormery Enfant j’y habite avec mes deux parents Je suis de Sormery Un jour mon sale père meurt, il nous laisse seules, seules Je suis de Sormery Ma blanche mère pleure, pleure, elle ne voit rien devant Je suis de Sormery Je ne ris plus, j’étudie, je ne suis pas veule Je suis de Sormery Ma passion Continuer la lectureautobiographies #13 | du je partout

autobiographies #15 | énigme des serrures et des targettes

Dans L’entame des jours | écho-fiction Maison d‘enfances Poussière. Mais nécessité de monter au grenier pour replacer une tuile. Une infiltration d’eau s’est manifestée sur la tapisserie du salon. C’est le genre de symptôme qu’on redoute dans les vieilles bâtisses construites de bric et de broc, vulnérables  malgré l’insertion d’énormes pierres de rivière, mais farcies de matériaux hétéroclites. Un fatras Continuer la lectureautobiographies #15 | énigme des serrures et des targettes

autobiographies #10 | elle se regarde passer

Son of man, You cannot say, or guess, for you know only A heap of broken images TS Elliot Elle est assise sur son lit-bateau. Elle est bien à l’abri dans sa petite chambre. Elle a fermé la double porte matelassée d’un tissu marron. Elle étouffe les cris et les tremblements du dehors. Elle lit Roses à crédit. Elle écrit Continuer la lectureautobiographies #10 | elle se regarde passer

autobiographies #09 | le long du couloir abricot

Durance Barja, dit-elle en tendant la main à la fille au bord du canal, le canal Herengracht puis, les yeux dans les yeux l’air de réprimer un fou rire : Barja féminin de Barjo. Voix rocailleuse.Vieille. Vieille et magnifique s’est enflammée la fille. Un peu sorcière sans doute, espérons. Oui des yeux étranges, vert très pâle, en contraste avec le brun Continuer la lectureautobiographies #09 | le long du couloir abricot

autobiographies #13 | voix évaporées

Elle, cette voix rieuse que j’espérais au début de chaque été. Descendre l’allée de gravillons, frôler les roses trémières inclinées vers la lumière, poussez le portail et entendre bonjour ma chérie ! Ah ! Tu es là !, les yeux plissés de sourire. Elle s’inquiétait du déjeuner lorsque la cloche de l’église sonnait midi, juste avant la rembal’ du marché. Une ou deux Continuer la lectureautobiographies #13 | voix évaporées