écrire-film #02 Escaladeur

Une montée de marches | hautes | métalliques brillantes | rainurées | ascension raide | accession hasardeuse | un pied prudent sur la première marche | qui tremble | grince | gémit | le pied tremble aussi | poser l’autre pied à côté | équilibre précaire | appréhension | chercher de l’aide | un appui | au-dessus des marches | Continuer la lectureécrire-film #02 Escaladeur

vers écrire/film #3

non, mais s’il fallait tout raconter on n’en finirait jamaiscommencement, on n’a pas besoin de réveil, il est cinq heures et quart ou moins le quart, ça ne fait rien, café peut-être boire pisser – ou l’inverse – passer les habits rapidement – les lunettes où sont les lunetteson ne va pas tout écrire non plus on n’en finirait plus Continuer la lecturevers écrire/film #3

vers un écrire/film #03 | petits bruits du monde

Tôt le matin. Avant d’aller dans le froid. Un bol de café. Sur l’immeuble en face quelques fenêtres éclairées. Immobiles. Le journal apporte les bruits du monde durs la plupart pour un petit déjeuner. Alors Goldman sans Jean-Jacques ça repose. Photo mains rouges sur fond de nuit au fond là-bas un guitariste. Les Goldmen reprennent les chansons de Goldman. Lecture Continuer la lecturevers un écrire/film #03 | petits bruits du monde

vers un écrire/fim #02 | une minute un de la ville.

Il est au milieu du plan | devant un éboulis de pierres | a sa gauche un vieil olivier | qui se détache sur un fond grisâtre | à la main droite un téléphone portable | main gauche sur la ceinture | en jean et chemise à carreau | le tee-shirt noir | tenue décontractée | mais visage crispé | Continuer la lecturevers un écrire/fim #02 | une minute un de la ville.

vers un écrire/film #02 | une disparition

une entaille de mer qui coupe la roche dure | les flots agités comme furieux ou menaçants| rien pour ainsi dire |l’homme surgit à droite au premier plan et s’approche du bord| un instant il se penche à peine et se retourne|de face on le voit qui scrute hors champ quelque chose ou quelqu’un|ou plutôt on le voit désirer une Continuer la lecturevers un écrire/film #02 | une disparition

vers un écrire-film #03 | Minuscules épiphanies d’un jour ordinaire

Dans un coin à l’abri du vent le visage relevé. Les larmes de froid des yeux sèchent. Sur le mur mangé de soleil de l’autre côté de la rue la danse de l’ombre des lauriers qui se balancent sous les risées. L’affirmation à l’angle d’une rue qui s’ouvre en biais de sept hautes souches en poterie rouge alignées et dressées Continuer la lecturevers un écrire-film #03 | Minuscules épiphanies d’un jour ordinaire

vers un écrire/film #03 | penser le monde en un jour

Penser le monde en cherchant la résonance du néant devant ma ruche inerte. Au petit matin dans le paysage inondé de givre pas une abeille en vue. Pas une température à mettre une abeille dehors. Penser que l’essaim est à l’intérieur à cultiver un peu de chaleur ou qu’il est parti mourir ailleurs. Penser à la vie cachée ou à Continuer la lecturevers un écrire/film #03 | penser le monde en un jour

vers un écrire-film #03 | Confiture d’analepses avec de l’ekphrasis dedans

Afin de ne pas se perdre dans « les bois du roman », on va la jouer simple : plus hypotypose qu’ekphrasis. Et faute d’œuvres d’art et pour aller vite, les photos feront l’affaire. Confiturer les yeux ouverts. confiturer l’arbre dans le jardin. confiturer une île à l’horizon quand le soleil se lève de la mer… confiturer plus profond que les mots Continuer la lecturevers un écrire-film #03 | Confiture d’analepses avec de l’ekphrasis dedans

vers un écrire/film #02 | Dos au mur’

Un homme de dos suit le mouvement de balancier d’une chaise à bascule. Sa tête seule ne bouge pas, figée en direction du mur qui fait face. Son chapeau, de guingois, est un canotier assorti à son manteau, tous deux noirs, comme ses cheveux, portés ras | Un mur lui fait face, grossièrement plâtré, rescapé d’un état de délabrement ou Continuer la lecturevers un écrire/film #02 | Dos au mur’